Presse locale : Informations, Faits divers, Courriers, Annonces ( 1934 - 1er semestre )
| Année 1934 - 1er semestre |
( Manque 1er trimestre )
Jeudi 3 mai 1934
Avis mortuaire.
Décès de Madame Eugène Bassompierre, née Louise Gercourt, le 2 mai 1934, à l’âge de 49 ans. De la part de Eugène Bassompierre, son époux ; Mesdemoiselles Marcelle, Alice et Marie-Louise Bassompierre, ses enfants ; des familles Gercourt, Bassompierre.
Domicile mortuaire : 22, rue de Briey. (LL)
Dimanche 6 mai 1934
Etude de Me Crospal, notaire à Metz, 7, rue Châtillon.
Adjudication volontaire en bloc, par lots ou en détail à Woippy, le lundi 14 mai 1934, à 14 heures, au Café Natier, la Ferme de Sainte-Adèle sise bans de Woippy et Norroy-le-Veneur, avec beaux bâtiments d’habitation et d’exploitation, le tout d’une contenance de 9 hectares 25 ares 50, en nature de Terres, Prés et Parcs. Jouissance après la récolte de cette année. Faculté de traiter avant la vente, en cas d’offres suffisantes.
Pour tous renseignements, s’adresser au notaire, et pour traiter à : MM. Constant Lévy et Fils, négociants en immeubles à Metz, 42, rue Serpenoise (Tél. 17.08). (LL)
Dimanche 6 mai 1934
« La Relève ». Les membre de la section sont invités à participer au défilé des Anciens Combattants du 13 mai prochain. Le lieu et l’heure du rassemblement seront précisés ultérieurement par la voie de la presse. (LL)
Jeudi 10 mai 1934
Union des Coopérateurs de Lorraine. Lundi prochain, à 18 h. 30, en la salle réservée de la mairie, se tiendra la réunion annuelle du groupement local de l’Union des Coopérateurs d Lorraine. A cette séance, le président, M. Gilles, et le secrétaire prendront la parole. Le trésorier donnera le compte-rendu financier de l’année. La présence d’un délégué du comité de Nancy est assurée. (LL)
Chez nous aussi. Très prochainement, le parti franciste tiendra une réunion en ce village. Des jeunes gens, inscrits à la section de Metz, ont demandé à plusieurs orateurs de bien vouloir prêter leur concours. Nous ne croyons cependant pas que la réunion projetée ait un caractère public. (LL)
Jeudi 10 mai 1934
Basket. « Coupe SANAL ». Aujourd’hui auront lieu, à Woippy, les demi-finales de la « Coupe Sanal », organisées pour la troisième par l’Union de Woippy, et offerte par les établissements du même nom. Elles opposeront, d’une part, Algrange à Woippy, et d’autre part, Franchepré à Auboué. Deux belles rencontres en perspective, que ne manqueront pas de suivre les nombreux adeptes de ce beau sport. La finale, qui devait se disputer dimanche prochain, est reportée au lundi de Pentecôte, en raison du Congrès National des Anciens Combattants. (LL)
Samedi 12 mai 1934
U. N. C. et Relève. Le comité des deux sections fait savoir aux membres que le rassemblement, en vue de la participation au défilé du Congrès national à Metz, ainsi qu’à l’assemblé de clôture se fera devant la gare de Woippy, à 8 heures, demain dimanche pour prendre le train de 8 h. 19. Le port de l’insigne et des décorations est obligatoire. (LL)
Vendredi 18 mai 1934
La « Relève ». Les membres de la section « La Relève » sont cordialement invités à assister à l’assemblée générale qui aura lieu le samedi 19 courant, à 20 h. 30, dans la salle du Café du Commerce (veuve Natier). Etant donné l’importance de l’ordre du jour, on compte sur la présence de chacun. Les jeunes gens de Woippy et environs qui ne sont pas membres de la section y seront les bienvenus.
Les comités et membres de l’Union de Woippy et de la « Relève » présentent leurs sincères félicitations à M. Sechehaye, leur président d’honneur, à l’occasion de la naissance de son fils Jean. (LL)
Encore le service autobus. Le service autobus mécontente les usagers. Saisi de plusieurs plaintes justifiées, le conseil municipal a voté à l’unanimité l’envoi d’une lettre de protestation à la direction de la S. T. D. La même protestation sera transmise à la Préfecture et au Conseil général. (LL)
Décision importante. Notre poste de téléphone va être doté d’une lampe assurant l’éclairage du téléphone automatique. Habitants et voyageurs pourront ainsi utiliser le téléphone quelle que soit l’heure de la nuit. (LL)
Travaux. L’administration des chemins de fer procède actuellement au nettoyage des ponts métalliques. (LL)
Samedi 19 mai 1934
Réunion. La section locale de l’Union des Coopérateurs de Lorraine a tenu ces jours derniers sa réunion annuelle. M. Collin, administrateur, a fait un clair et précis exposé de la situation financière. On a procédé ensuite à la réélection du comité dont voici la composition : M. Gilles, président ; M. Paulin Mangenot, secrétaire ; M. Eugène Simon, caissier ; MM. Angelke, Kratz, Victor Charrette et jean Bott, assesseurs. (LL)
Samedi 19 mai 1934
Union Jeanne-la-Lorraine. Basket. Finale de la « Coupe Sanal ».
Lundi prochain, lendemain de Pentecôte, à 15 heures, sur le terrain de l’Union de Woippy, sera disputée l’ultime rencontre de cette intéressante compétition. La finale opposera les deux bonnes équipes de Franchepré-Joeuf et d’Algrange, qui se sont qualifiées en battant respectivement, en demi-finales, Auboué et Woippy. Le match promet d’être fort disputé, et Franchepré, qui paraît devoir fournir le vainqueur, devra s’employer à fond pour battre les équipiers d’Algrange. La remise de la coupe aura lieu immédiatement après la partie, au Café du Commerce, et en présence des représentants de la Maison Sanal. L’équipe gagnante en aura la garde pour un an. Une soirée sera donnée le soir, chez M. Natier, à l’occasion de la finale de la Coupe. (LL)
Dimanche 20 / Lundi 21 mai 1934
Souvenir Français. Les membres de la section de Woippy sont invités à assister à l’assemblée générale qui se tiendra dimanche 27 mai, à 15 h. 30, au café Vve Natier, à Woippy.
Cette assemblée sera présidée par M. Petitjean, délégué du Souvenir Français de la Moselle, qui remettra des diplômes à plusieurs membres de la section.
Vu l’importance de l’ordre du jour nous comptons sur la présence de tous. Le comité. (LL)
Bal. A l’occasion de la finale de la coupe Sanal de basket, l'Union de Woippy organise un bal le lundi de Pentecôte, dans la salle du café du Commerce, à partir de 20 heures.
Les jeunes gens de l’Union convient toute la jeunesse de Woippy et des environs à venir de divertir avec elle, car rien n’a été négligé pour que l’entrain et la gaieté règnent pendant toute la soirée. (LL)
La Relève. Nous rappelons aux membres de la Relève que c’est ce soir qu’à lieu l’assemblée générale.
Ordre du jour : - Compte6rendu des séances de travail à la commission des jeunes, au Congrès de l’U.N.C. - Assemblée générale des sections de la « Relève », à Woippy, le 24 juin. - Bénédiction du drapeau le même jour. - Divers. (LL)
Dimanche 20 / Lundi 21 mai 1934
L’histoire des plantes. La fraise.
La fraise (fruit de fragaria vesca) est originaire du Chili. C'est au début du XVIII° siècle que M. FREZIER, au cours de ces voyagea en rapporta quelques pieds dans notre pays ; mais ce n'est que cinquante ans plus tard que les fraises firent leur apparition à Paris.
Louis XIV, qui appréciait beaucoup la saveur des fraises, favorisa leur culture et son célèbre jardinier La Quintinie obtint dans les potagers de Versailles de magnifiques spécimens de ces fruits. Il s’employa même à la culture et à l'amélioration de la fraise des bois.
Avant nous, les Romains connaissaient la fraise qu'ils appelaient « fraga », de ce nom est venu le verbe « fragare » qui signifie sentir bon.
Outre son arôme particulier la fraise contient des acides malique et citrique, des sels de chaux, du mucilage et du sucre. Ces éléments heureusement combinés lui donnent cette propriété tempérante que possèdent en général les fruits doux comme la framboise et la cerise. Pour ces raisons ils sont recommandés aux tempéraments bileux et sanguins, dans la jaunisse, dans les catarrhes pulmonaires et dans les bronchites avec tout sèche.
Les convalescents trouvent dans la consommation des fraises un rafraîchissement agréable, surtout après les inflammations, après les fièvres putrides ou bileuses.
Il fut un temps où médecins conseillaient les fraises aux goutteux, aux rhumatisants et aux phtisiques.
Certain praticien ordonnait à ses élégantes clientes des lotions au jus de fraises pour entretenir la fraîcheur de leur teint, de là les parfumeurs eurent l'idée de faire entrer les fraises dans la fabrication de leurs cosmétiques.
On sait que Linné, le célèbre naturaliste suédois qui souffrait de la goutte, au point d'interrompre ses travaux, fit, sur les conseils d'un médecin, une cure de fraises. Dès la première année, il éprouva un soulagement, les années suivantes il suivit le même régime (fraises à tous les repas pendant la saison) et au bout de quatre années il fut complètement guéri.
Nous pouvons donc considérer la fraise, depuis la petite fraise des bois jusqu'aux plus belles variétés cultivées, comme un dessert aussi utile qu'il est agréable. Cependant elle ne convient pas toujours aux dyspeptiques, aux diabétiques et aux obèses, certains estomacs ne la tolèrent pas.
La racine du fraisier est employée en tisane, dans les hémorragies et la dysenterie, elle a des propriétés légèrement astringentes. Les feuilles ont des qualités analogues, elles procurent un excellent diurétique; on en fait une infusion, propre à remplacer le thé.
(«Action Agricole»). LOYSE. (LL)
Mercredi 23 mai 1934
Un sérieux accident d’auto près de Woippy.
Hier après-midi, vers 17 h. 30, M. Arz, fermier aux Petites-Tappes, près de Woippy, accompagné de ses deux enfants âgés de 6 et 8 ans, revenait en automobile de Metz, pour gagner la ferme. Entre Woippy et Devant-les-Ponts, pris d’un malaise subit, M. Arz perdit le contrôle du volant et la voiture se jeta dans un fossé passablement profond, en heurtant violemment le mur d’un jardin. M. Arz fut sérieusement blessé aux mains et à la figure ; les enfants sortirent sains et saufs de l’accident. Il n’en est pas de même de l’auto qui, elle, est très endommagée. (LL)
Mercredi 23 mai 1934
… Et voilà les fraises.
« Quand de Juin s'éveille le mois, allez voir les fraises des bois », dit le poète. Point n'est besoin d'attendre les premiers jours de juin pour voir les fraises. En effet, elles rosissent et mûrissent d'une façon très précoce et ce, malgré un hiver très rigoureux et très tard.
Cette saison ne s'annonce cependant pas très favorable aux producteurs. Nombreux sont les fraisiers de l'espèce dite « des cirarées », et surtout de celle des « tomates », qui ont péri à la suite de l'hiver trop sec et trop froid. Les plants qui ont résisté sont restés chétifs et n'ont donné que de rares fleurs blanches. La gelée nocturne de la semaine dernière leur fut également néfaste, surtout dans la plaine, mais ne toucha que d'une façon anodine l’espèce des printanières.
Malgré ces vicissitudes, les producteurs de fraises ne perdent pas courage : ils procèdent actuellement à un dernier piochage et au paillage des champs, et ce avec diligence, car avant huit jours, les rues du village de Woippy seront animées par la foule des vendeurs et des acheteurs de fraises. Groupés derrière les dirigeants de leur Syndicat, les producteurs regardent avec confiance l'avenir. (LL)
L'accident de M. Arz. On nous informe que M. Arz n'a pas eu d’accident proprement dit, avant-hier, sur la route dite « chemin de la Folie » ; mais qu'il a dû se diriger vers le fossé, pour éviter une collision avec un gros camion. (LL)
Vendredi 25 mai 1934
Fête des fraises. La fête des fraises apportera encore cette année joie à nos producteurs et à tous ceux qui, en ce jour de plaisir, viendront chez nous. Que verrons-nous à cette fête du 25 juin, la plus belle qui aura lieu au village, la plus populaire des environs, la plus attrayante des fêtes pour les citadins aussi ? La fête des fraises sera le pêle-mêle des amusements, des réjouissances ; partout des sociétés de musique, les sections de l’Union de Woippy, des groupements patriotiques, car en ce même jour la section locale de la Relève reçoit son drapeau, partout les vendeurs à bon prix des fraises, les véritables fraises de Woippy, partout encore la foule intense qui attend le passage de la reine, qui de son char envoie à tous son plus beau sourire. (LL)
Election de la reine des fraises. Celle-ci aura lieu très prochainement, devant un jury consciencieux. M. Sechehaye, maire de la commune et président d’honneur du comité des fêtes, présentera les candidates ; deux conditions sont requises pour devenir reine ou demoiselle d’honneur : habiter Woippy et plaire à notre loyal jury. (LL)
Vendredi 25 mai 1934
Fête des Fraises et Congrès régional de la « Relève ».
Cette année, les fraises seront mûres beaucoup plus tôt que d’habitude, et la saison s’annonce bien.
Aussi, le comité des fête de la commune de Woippy s’est-il déjà occupé activement de l’organisation de la journée du 24 juin prochain, qui promet d’être très brillante. La « Relève », créée par les Anciens Combattants, tiendra en effet son premier Congrès à Woippy, ce jour-là, pour les sections de la Moselle, et nombreux seront les jeunes gens qui viendront assister aux assemblées prévues par le comité régional.
Naturellement, ils seront accueillis par une gracieuse Reine des Fraises entourée de toutes les sociétés locales et des fidèles amis de Woippy, heureux de se retrouver pour cette circonstance dans le joli village, où ils savent toujours trouver des distractions variées et agréables, surtout au moment où la cueillette bat son plein.
La Fête des Fraises de Woippy devient traditionnelle, et elle attire chaque année plus de visiteurs, parce qu’elle est organisée de mieux en mieux, pour le plaisir de chacun ; nul doute que celle de 1934 ne connaisse le plus grand succès, car tout sera mis en œuvre par la municipalité, les Anciens Combattants, la Relève et toutes les autres sociétés locales, pour qu’elle soit digne de ceux qui viendront à Woippy le 24 juin. (LM)
Crédit agricole. Il est rappelé aux membres de la Caisse locale de Crédit Agricole Mutuel de Woippy et environs, que l’assemblée générale annuelle se tiendra dimanche prochain, 27 mai, à 15 heures, dans la salle du Café du Commerce (M. Natier), à Woippy. Tous les sociétaires sont instamment priés d’assister à cette réunion. (LM) (LL, le 26 mai)
Samedi 26 mai 1934
Travaux d’art. Pour présenter une œuvre d'art, il faut joindre à son talent une grande volonté de réalisation.
Pendant sa convalescence, notre dévoué maire, M. Sechehaye, a construit Woippy en miniature. Deux plans nous sont présentés, l'un de Woippy, vue générale, l'autre Woippy et sa production. Ce qui donne une grande valeur à ces cartes, c'est d'une part l'exactitude, car chemins, ruelles, ruisseaux, contour du ban, tout est à l'échelle, et d'autre part la belle présentation des édifices et des arbres.
Ces deux cartes ont été offertes gracieusement à la commune et suspendues sur les murs de la mairie, où elles font l'admiration des visiteurs tout en leur procurant la plus utile des documentations sur la localité. (LM)
Succès scolaire. - Nous apprenons avec plaisir qu'à l'examen préliminaire de mécanicien d'aviation, M. Paul Marchal, de Bellevue, près de Woippy, a pris l'une des meilleures places du classement. Nos félicitations. (LM)
Examen. Nous apprenons avec plaisir que M. Marchal Paul vient de passer avec succès l’examen de mécanicien d’aviation ; notre jeune mécanicien, par son brillant classement, a droit à toutes nos félicitations. (LL)
Lundi 28 mai 1934
La Relève. Le comité de la section de Woippy de la Relève a l'honneur d'informer les membres des sections mosellanes de la Relève que le premier congrès départemental des Relèves tiendra ses assises le 24 juin prochain, à Woippy. Le comité compte sur la présence d'importantes délégations de chaque section pour donner à ce congrès l’ampleur qu'il mérite. Cette première grande journée mosellane des jeunes coïncidera avec la traditionnelle fête des fraises dont la renommée n'est plus à faire. Des convocations donnant le programme de la journée et tous les renseignements utiles, seront adressées incessamment à chaque section.
Lundi 28 mai 1934
Belle manifestation du Souvenir Français à Woippy.
C’est dans la salle toute décorée du Café Natier, et devant une assistance nombreuse que M. Lapointe ouvre la séance. Nous notons la présence de MM. Sechehaye, maire de Woippy, Desprez, président de l'U. N. C., Simon, inspecteur du Foyer Français, Gardeux, et des présidents des Sociétés locales.
Tout d'abord, M. Lapointe remercie les membres du comité qui au cours de l'année passée ont bien voulu l'aider en sa tâche, puis au nom des 137 membres de la section demande une minute de silence en honneur et en hommage de nos morts de 1870 et plus particulièrement de ceux qui ont donné leur vie à la patrie, en laissant leur dépouille mortelle sur nos terres.
Il est procédé à l'élection du comité ; celui-ci est le suivant : président et membres d'honneur : MM. Vogel, industriel ; Sechehaye, maire de Woippy ; l'abbé Guénot ; président actif, M. Lapointe ; vice-présidents, MM. Mangenot Alfred et Faber Joseph ; trésoriers, MM, Mangenot Édouard et Schwingt Ch.; sécrétaires, MM. Gardeux et Bombardier ; assesseurs, MM. Bémer, Boda J., Demange A., Lapied F., Paulin F., Kohl Jean, Zenzenne J. et Munier A.
Après un court aperçu financier donné par M. Mangenot Édouard, où i1 est rappelé que le Souvenir Français de Woippy possède 1500 fr. sur un livret de Caisse d'épargne, plus un don de 292 francs de M. Jaeger ; M. Sechehaye explique pourquoi et contre la volonté de la municipalité l'exhumation des tombes n'est que partielle. Après la quatrième exhumation, le Ministre des Pensions a fait arrêter les opérations sur la demande d'un intéressé. Mais, souligne M. Sechehaye, je m'efforcerai pour que l'an prochain ait lieu aux endroits où l'autorité militaire et civile érigera des monuments, c'est-à-dire aux Petites Tapes, Grandes Tapes, St-Rémy et Bellevue, une grande fête religieuse et Patriotique, pour que jamais ne soit oublié chez nous le culte des morts de 1870, des morts glorieux tombés pour la France.
M. Petitjean, délégué du Souvenir Français, prend la parole et prie l'assistance d'excuser l'absence de M. Jean, retenu aux manifestations d'Alsace, mais qui de cœur se trouve avec nous. M. Petitjean demande de perpétuer le souvenir et rappelle le but moral du Souvenir Français, ce groupement qui s'étend sur toute la France et a planté son drapeau national.
M. Petitjean déplore l'oubli du sentiment patriotique chez beaucoup de jeunes ; il faut, grâce à l'action des anciens, rappeler les jeunes, car un peuple qui renie ses morts, qui perd le respect pour eux, disparaît et il ne faut pas que la Lorraine et la France sombrent mais vivent glorieusement. II faut chercher à mettre dans les cœurs le vrai, le bon patriotisme, il faut que les cœurs des jeunes et des anciens battent à l'unisson pour le plus grand bien de notre cher pays qui a déjà tant connu de jours sombres et qui veut vivre dans le culte du souvenir.
A la fin du discours, très applaudi, de M. Petitjean, il est décerné des diplômes à Mme Demange, M. Blaise E., M. Simon Etienne, M. Mangenot Auguste. (LM)
Mardi 29 mai 1934
Le Souvenir Français. La section locale a tenu sa réunion annuelle dimanche dernier sous la présidence de M. Lapointe.
M. Lapointe salue l'assistance et remercie tous les membres qui ont bien voulu lui confier la présidence.
Puis a lieu l'élection du comité pour l'année 1934-35. M. Desprez, qui a offert sa démission de secrétaire en raison de son regretté départ, sera remplacé dans ce nouveau comité dont la composition est la suivante :
Comité d'honneur : M. Vogel, président, et M. Sechehaye, maire de Woippy, ainsi que M. l'abbé Guénot, curé de Woippy, membres.
Comité actif : Président : M. Lapointe ; secrétaires : MM. Gardeux et Bombardier ; trésoriers : MM. Mangenot Edouard et Schwingt L. ; assesseurs : M. Bémer E., Paulin F ., Kohl Jean, Zenzenne Jules et Munier Adelin.
L'état financier est le suivant : 292 fr., don de M. Tager, ingénieur, sont caisse ; en plus la section possède 1 500 fr. placés à la Caisse d'épargne.
M. Sechehaye prend ensuite la parole et explique la situation dans laquelle se trouvent le
« Souvenir Français » et la municipalité en ce qui concerne exhumation des corps des soldats tomés en 1870 sur les champs de bataille des Petites Tapes, Bellevue et Ladonchamps ; il a été interdit de continuer les opérations commencées l’automne dernier, par décision ministérielle. M. Sechehaye promet de travailler activement et la salle lui réserve alors ses applaudissements.
M. Petitjean prend la parole, il ne nous fera pas un exposé des situations politique et financière du pays, mais restera dans le cadre du Souvenir Français et en un vibrant discours rappellera l’œuvre morale du S.F. qui est allé planter le drapeau jusqu’aux colonies pour y parler du culte des morts et porter bien haut l’idéal national.
En fin de séance, des diplômes sont décernés à Mme Demange, MM. Blaise E., Simon Etienne, Mangenot Auguste. (LL)
La cueillette des fraises est ouverte. La première journée a été très bonne pour la vente et pour l'achat. Le Syndicat des producteurs vend aux touristes et consommateurs, des fraises en paniers de 3 kg. ; ils peuvent s’en procurer un ou plusieurs à un prix raisonnable. Samedi prochain, première journée de la vente au détail. (LL)
Jeudi 31 mai 1934
La Relève. Le comité de la section de la Relève a l’honneur d’inviter tous les membres de la section à assister à l’assemblée générale extraordinaire qui se tiendra samedi prochain, dans la salle du Café Natier, à 21 heures. Ordre du jour : Organisation de l’assemblée générale des sections mosellanes de la Relève à Woippy, le 24 juin. Il ne sera pas envoyé de convocations individuelles. (LL)
Mardi 5 juin 1934
La récolte des Fraises.
Les pluies qui ont marqué les derniers jours de la semaine passée ont apporté le salut aux fraisiers assoiffés, et donné l’espoir de voir aller à bien la formation et la maturation des fraises qui avaient pu « nouer » en dépit des gelées tardives et des sécheresses précoces.
En tout état de cause, la récolte 1934, sera une petite récolte, et l'approximation que nous en donnions, dans un précédent article se trouve vérifiée : c'est tout au plus si certaines plantations plus avantagées sont en mesure d’espérer une demi-récolte…
C'est ce qui explique, sans doute, la belle tenue des marchés étrangers preneurs de la fraise de Metz. Vendredi dernier, trois wagons parvenus de Woippy sur le marché suisse y ont été vendus - en francs suisses ! - jusqu'à 1,40 le kilo. Et hier encore, notre fraise s'y vendait couramment 1 fr. 20 le kilo (francs suisses). En outre, les transactions sont très actives et la demande est forte.
Paris est également le marché avantageux pour nos producteurs : la fraise de Metz s'y prenait samedi à un moyenne de 440 fr. aux cent kilos, et dimanche cette moyenne s’élevait à 450 fr. La fraise de Bretagne, il est vrai, se vendait de 480 à 560 fr. les cent kilos.
Une chose qui intrigue fortement nos producteurs, c'est la différence des prix qui leur sont payés selon la diversité des points du Pays Messin, à qualité égale s'entend. C'est ainsi qu’on remarquait entre Novéant et Woippy, par exemple, un écart qui, si nos renseignements sont exacts, n’atteindrait pas moins de trente centimes par kilo. Il en était du moins ainsi le 30 mai, où la fraise aurait été payée de 1 fr. 50 à 1 fr. 60 la livre à Novéant contre 1 fr. 75 à Woippy. Cette différence, qui se maintient et aurait plutôt tendance à s'accentuer, fait dresser l'oreille, aussi bien aux producteurs du sud de Metz qui constatent ce manque à gagner qu’à ceux de Woippy, qui auraient tendance à reconnaître là une manœuvre dirigée contre leur syndicat.
Mercredi 6 juin 1934
Départ regretté.
Beaucoup de personnes apprendront certainement avec regret le départ de M. Desprez. Notre dévoué conseiller municipal avait toujours servi dignement les intérêts de tous et pendant cette dure crise, en sa qualité de directeur de la succursale Kervoline à Woippy , il s’est efforcé le plus possible de combattre le chômage, en employant les nécessiteux.
Par le départ de M. Desprez, la section locale de l'U. N. C. perd son dévoué président.
Que M. Desprez qui prend la direction des bureaux à l'Usine de Paris, accepte nos félicitations, et à sa famille, nos meilleurs veux de prospérité dans la capitale. (LL)
Départ de M. Desprez.
Nous apprenons avec regret le départ de M. Desprez, le sympathique directeur de la succursale de l'Usine Kervoline à Woippy, qui est appelé à la direction de cette importante Maison à Paris.
M. Desprez n'avait que des amis à Woippy, où il était conseiller municipal, et président de la section locale de l’U. N. C.
Toujours aimable et serviable, il a su s'acquérir la sympathie de tous ceux qui le connaissaient. Nous espérons qu'il gardera un bon souvenir de Woippy et de la Lorraine et lui souhaitons bonne chance dans sa nouvelle résidence. (LM)
Soirée. Dimanche prochain sera donné un grand bal au café Natier. Le grand orchestre des plus belles soirées de l'année est réservé. Tous nos jeunes gens et les nombreux visiteurs du pays des fraises ont invités. (LL)
Bal. Un grand bal aura lieu dimanche prochain au Café du Commerce. Non seulement tourbillonneront nos gracieuses jeunes filles mais tous les visiteurs et visiteuses venus à Woippy, pour y respirer l'air parfumé par le baume délicieux des fraises. Donc dimanche prochain au premier bal d'été à Woippy. (LM)
«La Relève». Afin d'éviter aux sections de « La Relève » de la Moselle un nouvel effort financier après celui qui a été fourni pour le dernier Congrès de l'U. N. C., le bureau du Groupe de Lorraine de l'U. N. C. et la section de « La Relève » de Woippy ont décidé de réduire le Congrès des jeunes prévu pour le 24 juin aux simples proportions d'une réunion des délégués des sections de « La Relève ». Le programme de la journée est définitivement arrêté de la manière suivante :
A 10 h.: Réunion des délégués des sections de « La Relave ». - A 12 h.: Déjeuner amical. - A 14 h. 30 : Bénédiction et remise du fanion de la section de Woippy. - A 15 h.: Défilé de la reine des fraises et manifestations diverses de la fête des fraises.
Le comité de la section de Woippy fait un appel pressant auprès des sections de la Moselle pour que celles-ci envoient de nombreux délégués à Woippy le 21 juin. (LL) (LM)
Jeudi 7 juin 1934
La poste « au ralenti ».
On nous écrit : Les nombreux usagers de la poste de Woippy ne sont pas très satisfaits de la façon dont le service est assuré actuellement, et de nombreuses plaintes provenant de différents côtés ont été faites.
Evidemment, les courriers ne sont guère distribués que vers 11 heures ou midi aux malheureux qui sont « en fin de tournée », et celui de 16 heures n'est pas fait pour tous.
On se demande comment les deux facteurs pourraient arriver même à ce résultat, si les entreprises commerciales et le dépôt d’essence ne faisaient pas prendre leur courrier par des employés (Ce pourquoi, d’ailleurs, les particuliers sont invités à versera annuellement une somme de 30 fr., alors qu’on devrait leur verser une indemnité puisqu’ils font une partie du service des postes.
Car il n’y a à Woippy que deux facteurs, comme avant-guerre (auxiliaires, maintenant), et une receveuse pour assurer un service naturellement beaucoup plus important qu’en 1913 : l’agence postale dessert, en effet, en plus de l’agglomération même, tous les écarts (très éloignés), la commune de La Maxe et Bellevue…
Il est matériellement impossible que ces trois employés, aussi dévoués et aussi consciencieux soient-ils, arrivent à donner satisfaction à tous les habitants, alors que pour des populations moins importantes, il y a plus de personnel et un personnel plus stable.
Il y a à Woippy des lettres, des journaux, des colis pesants à distribuer, que doivent emporter sur leur bicyclette (ou en empruntant une petite «voiture à fraises »), les facteurs plus on moins « auxiliaires », que la Direction des Postes emploie. On se rend compte des facilités qu'a, par exemple, celui qui va à La Maxe, aux Grandes et Petite-Tappes, Ladonchamps, Bellevue, etc..., en hiver, par la neige, ou les jours de grand vent, par la pluie.
Aussi, le bureau n'est-il ouvert que de 3 à 6 heures l'après-midi, ce qui n'est déjà pas trop en temps normal, mais tout à fait insuffisant au moment de la récolte des fraises... Est-ce que la Direction des P. T. T. ne pourrait faire un tout petit effort pour les habitants de Woippy et leurs voisins immédiats ?
On ne pourra prétexter que les crédits font défaut ; il suffirait de faire une répartition équitable du personnel existant, car il n'y a aucune raison que des localités ayant le même nombre d'habitants que Woippy, et moins importantes au point de vue commercial et industriel, aient parfois plus du double d’employés postaux. (LM) (LL, 8 juin)
Service des postes.
Notre municipalité s'est occupée activement à remédier à l'état actuel du service des postes. La poste de Woippy, avec ses deux facteurs, dessert le village proprement dit, les annexes et les habitations disséminées, c'est-à-dire plus de 1 850 habitants, plus les 300 habitants de La Maxe et les 75 de Bellevue. Il est à remarquer d'autre part que le nombre de la population augmente de jour en jour, par suite des nombreuses constructions de maisons et d'ateliers. Il est donc nécessaire d'augmenter le personnel des postes, car deux facteurs ne peuvent plus assurer le service régulièrement. (LL)
Modification des heures de classes. L'an dernier et les années précédentes, les enfants se rendaient en classe à 7 h 30, en sortaient à 11 h. 30 et avaient congé l'après-midi ; pendant la demi-journée libre, les enfants aidaient les parents à la cueillette.
A la demande du conseil municipal, M. l'inspecteur d'Académie n'a pas autorisé le changement des heures de classe, mais il accepte que soient employés les jours de congé mobile. La date de ceux-ci devant être fixée à l'avance, elle ne peut pas correspondre à celle des jours de grosse récolte où les enfants peuvent utilement être employés. Si M. l'inspecteur voulait bien accorder la modification des heures de chaque jour et la fréquentation des classes un ou deux jeudis plus tard, pour compenser les heures de congé, cela donnerait certainement satisfaction aux parents. (LL)
Vendredi 8 juin 1934
Une réponse. Le prix des fraises.
Nous recevons la lettre suivante :
Vous avez fait paraître dans le numéro du 5 juin 1934 un article intitulé : « Le Prix d’achat de la fraise varie curieusement d’une localité à l’autre » que notre Syndicat ne peut laisser passer sans protester. Une mise au point nous semble nécessaire, car les indications que vous donnez risquent de déterminer chez les producteurs de fraises un état d’esprit hostile aux acheteurs, et de causer ainsi un préjudice certain aux uns et aux autres, producteurs et acheteurs ayant tout intérêt à s’accorder pour tirer le meilleur parti de la récolte.
Nous nous permettons en conséquence de citer à vos lecteurs les cours officiels sur les différents marchés.
Aux Halles de Paris, et il est facile de vérifier ces chiffres au Service de l’inspection des Halles, les fraises de Metz se sont vendues dimanche dernier de 350 à 400 fr. les 110 kg., et non pas 450 fr. comme on vous l’a rapporté à tort. Le lundi les Halles étaient fermées, et le mardi le cours était de 200 à 300 fr., soit une moyenne de 250 fr. De gros acheteurs de la région parisienne ont acheté des quantités considérables à 220 fr. par 100 kg., en lots de 9 à 10 tonnes.
Or, il y a lieu de déduire de ces prix bruts de vente, les frais considérables qui sont à la charge des expéditeurs de la région, et des acheteurs parisiens, frais qui ne sont pas inférieurs à 100 f. par 100 kg. : transport par chemin de fer, camionnage de la gare de l’Est aux Halles, rétribution réglementaire aux « forts de la Halle », frais de vente, etc, etc… Un calcul rapide vous amènera à constater que le bénéfice des expéditeurs et revendeurs est extrêmement mince, quand il existe. En fait, beaucoup d’entre eux ont subi ces jours-ci de lourdes pertes.
Pour la Suisse, la situation est analogue. Si les cours sont plus élevés, les frais sont encore plus considérables, en raison de la distance plus grande et des droits de douane élevés. Si pour les importateurs autorisés, le droit est de 2 fr. suisses par 100 kg., pour les importateurs ordinaires le droit est de 20 fr. suisses, soit 100 fr. français. Or, mardi matin, sur les marchés suisses, la fraise de Metz se vendait de 70 à 80 centimes suisses le kilo. Nous sommes donc loin des cours de 1 fr . 20 et 1 fr. 40 qui nous ont été indiqués.
Il est certain que l’on pourrait à bon droit espérer des cours plus élevés, la récolte étant peu abondante. Mais malheureusement en sus du marasme dont souffrent tous les genres de commerce, des circonstances particulières font que l’écoulement de la production locale en fraises est difficile cette année. En effet, il se trouve que cette année, notre récolte est en avance d’une bonne dizaine de jours, alors que dans d’autres régions un phénomène inverse se produit. Si bien que sur le marché suisse par exemple, les fraises de Metz arrivent en même temps que celles de Carpentras, de Lyon et de Saint-Rambert d’Alban, et que des envois massifs de fraises d’Italie. Sur le marché parisien, notre production lutte en outre, contre la concurrence des fraises de Montauban et de Bretagne.
Nous espérons que ces quelque explications permettront à vos lecteurs de se faire une opinion plus complète sur la question, et de comprendre que le rôle des membres de notre syndicat comporte de grands risques pour des profits aléatoires. Nous aimerions que les producteurs, au lieu de voir en nous des adversaires, nous considèrent comme des auxiliaires occupés à leur procurer des débouchés toujours plus larges et faire triompher la qualité mosellane sur les marchés les plus lointains.
Le président du Syndicat des Expéditeurs en fruits de la Moselle : Maurice CHATAM. (LL)
Vendredi 8 juin 1934
Annonce : « Société anonyme Quervel Frères demande Représentant sérieux et actif, voiture automobile pas indispensable, mais connaissance des deux langues.
S’adresser avec références : « KERVOLINE WOIPPY ». » (LL)
Avis mortuaire.
Monsieur Pierre Mangenot, décédé le 6 juin 1934, à l’âge de 70 ans.
Convoi funèbre et messe d'enterrement le samedi 9 juin 1934 en l'église Notre-Dame, Metz.
Domicile mortuaire : 31, rue de la Tête-d'Or, Metz.
Inhumlation au cimetière de Woippy le même jour vers 11 h. 15.
De la part de :
Monsieur Georges Forissier, Madame, née Mangenot, et leurs enfants Pierre et Anne-Marie ; Monsieur Charles Suty, Madame, née Mangenot, et leurs enfants Thérèse, Etienne et Michel ; Ses enfants et petits-enfants ; Des familles Demange, Mangenot. (LL)
Samedi 9 juin 1934
Soirée. A l’occasion de la cueillette des fraises, il y aura grand bal dimanche 10 juin, à partir de 17 heures, dans la salle du Café du Commerce (M. Natier). Orchestre renommé. (LL)
Dimanche 10 juin 1934
Vicissitudes et écarts des prix des fraises.
Le Syndicat des expéditeurs en fruits de la Moselle, sous la signature de son président, M. Maurice Chatam, proteste dans le « Lorrain » du 9 juin contre différents faits et cours des grands marchés des fraises cités par ce même journal dans son numéro du mardi 5 juin. On ne peut que constater que cette protestation ne prouve pas ce qu’elle établit.
Tout d’abord, il doit être remarqué qu’en raison de sa date de parution, l’article mis en cause avait été imprimé le lundi 4 juin ; les prix qu’il cite ne pouvaient donc se rapporter qu’à la semaine qui venait de se terminer et jusqu’au lundi 4 inclus. Dès lors, on ne voit pas bien comment pour les contester, on s’appuie sur les prix de vente du mardi 5, donc postérieurs à l’article, et qui ne pouvaient conditionner les prix payés au producteur qu’à partir du 6 et après cette date.
Quant au marché de Paris, les halles étant fermées le lundi, il y arrive le mardi deux jours de cueillette envoyés par plusieurs centres de production. Le mardi est donc le jour où le marché de Paris est toujours le plus fragile à tous points de vue et où les prix sont en général les plus bas avec répercussion sur le mercredi ; il faudrait donc s’efforcer de le décharger en expédiant le plus possible sur d’autres places tous les lundis et mardis et ce n’est pas sur les résultats d’un mardi qu’on peut baser les possibilités de la semaine. La Bretagne ne peut encore être mise en cause, car elle n’a fait que peu d’expéditions sur Paris jusqu’ici, le première devant remonter à dimanche dernier et d’ailleurs le centre de production bretonne, soucieux précisément d’alléger la capitale, se prépare après avoir expédié presque tous ces derniers jours sur l’Angleterre à faire des envois jusqu’à Nancy et Strasbourg !
Peut-être aurait-on pu expédier davantage le fraise de Metz sur la province avant le 6 juin et spécialement le lundi 4. En tous cas, le train spécial sur le Nord de la France, mis en marche dès à partir de 5 wagons, n’avait pas encore circulé à cette dernière date. Pour en terminer avec Paris, constatons que si le Service d’inspection des Halles indiquait le cours de 350 à 400 fr. les 100 kg. pour le dimanche 3 juin, par contre le commissariat des Halles mentionnait à la même date les prix de 450 à 550 fr. pour la fraise de Metz.
Enfin le Syndicat des expéditeurs ne conteste pas la « curieuse différence de prix » payée au producteur selon les localités pour une même journée et que le « Lorrain » mentionnait atteindre jusqu’à 0, 30 au kg. pour une même journée ; cette différence a donc bien existé et cependant il nous est communiqué à l’instant qu’il est des cas où la distance des gares et une différence de qualité ne sauraient être mises en cause. Nous demandons donc une fois de plus après tant d’autres, que l’on s’efforce d’unifier les prix et nous demandons pourquoi, si nos renseignements sont exacts, les dépôts de ramassage du président du Syndicat des expéditeurs lui-même, ont fait annoncer aux producteurs de Jouy-aux-Arches qu’ils leur payaient 2 fr. la livre les 31 mai, 1er, 2 et 3 juin, prix d’autant plus déroutants, étant donné la situation des marchés. L’Union des Syndicats de producteurs demande encore et plus instamment, que soit donnée par les membres du Syndicat des expéditeurs l’indication des prix payés par eux aux producteurs qui leur ont fait des livraisons et cela sans attendre que les Syndicats de producteurs aient payé eux-mêmes ou fait connaître leur prix pour ce que les producteurs leur ont livré à eux-mêmes. Chacun de ces organismes, expéditeur et producteur a traité avec le producteur une affaire nettement différente et doit payer d’après les possibilités que lui permettent les résultats de ses ventes personnelles.
En terminant, nous nous étonnons et ne pouvons accepter que le président du Syndicat des expéditeurs avance gratuitement les mots d’état d’esprit hostile aux acheteurs de la part des producteurs et qu’il dise que ces derniers voient en eux des adversaires, nous sommes certains au contrarie que s’il obtient ces deux résultats depuis si longtemps demandés : unification et indication dans les condition sus-dites des prix payés par les membres du Syndicat des expéditeurs, tous les producteurs auront deux motifs de plus de les considérer comme de meilleurs auxiliaires encore.
H. de Ladonchamps, Président de l’Union des Syndicats de producteurs de fraises et autres fruits de la Moselle. (LL)
Les obsèques de M. Pierre MANGENOT
Tout le long du cortège qui, hier matin, conduisait à Notre-Dame les restes mortels de M. P. Mangenot, ce n’était qu’une louange pour l’homme de bien, l’employé consciencieux, l’ami toujours serviable, le chrétien sincère, le citoyen fidèle aux traditions. Et cet éloge était bien mérité.
Derrière le cercueil, conduisant le deuil, les gendres du défunt, M. Forissier, négociant à Metz, et M. Suty, vétérinaire à Lille. Venait ensuite, à sa tête, M. Hermann, directeur, une délégation d’employés de la Banque nationale pour le commerce et l’industrie. Puis la foule des Messins, surtout des Vieux-Messins, qui se sont retrouvés presque tous à ce rendez-vous suprême d’une des meilleurs d’entre eux. Au milieu d’eux, plusieurs officiers et de nombreux habitants de Woippy de la grande famille des Mangenot-Nicolas.
Le clergé était également très bien représenté, surtout par les anciens vicaires de la paroisse : MM. les chanoines L. Schmitt, vicaire général ; G. Louis, Grosz, A. Thirion ; par des fils de Woippy : MM. l’archiprêtre Keller, de Vigy, et l’abbé Lapied, curé de Magny ; des vieux amis, comme M. L’abbé Cabiral et M. l’abbé Thiriot, ainsi que par des prêtres étrangers.
Signalons encore une très forte délégation du S .F. et plusieurs membres de son comité, le drapeau des déportés politiques, et la belle assistance de dames, dont beaucoup se rappelaient la bonne Mme Mangenot. Le transport du corps et l’inhumation ont eu lieu à Woippy après l’office à Notre-Dame.
Le « Lorrain », qui a voulu être représenté aux obsèques par son directeur, son rédacteur en chef et son directeur d’imprimerie, renouvelle à Mmes et MM. Forissier et Suty et à leurs familles l’expressions de ses biens sincères condoléances. R.I.P. (LL)
Lundi 11 juin 1943
La fête des fraises.
Quoique la saison des fraises soit beaucoup moins belle qu'on n'aurait pu l'espérer et que la récolte de 1934 s'annonce très inférieure à celle des années moyennes, la population de Woippy s'apprête à célébrer avec un certain éclat la fête des fraises le 24 juin prochain et à accueillir de son mieux, ce jour-là, les visiteurs qui viendront admirer le cortège de la Reine des Fraises.
La bénédiction et la remise du fanion à la Section de la Relève de Woippy qui attirera une quantité de délégations d'anciens combattants et de jeunes des sections de la Relève de la Moselle, sera précédée probablement d'une réunion fort importante des chefs de groupes. Le programme détaillé des réceptions et des rassemblements, cortèges et cérémonies diverses sera publié au cours de la semaine qui précédera la fête.
En attendant il est permis d'affirmer que beaucoup de Sociétés de musique, de sport et de P. M. apporteront à leurs amis de Woippy le concours qui leur a été demandé, car une dizaine de réponses favorables sont déjà parvenues : la Reine des Fraises sera bien entourée et le jury chargé de son élection, opérant vers le 17 juin, devra choisir parmi beaucoup de candidates avec beaucoup de soin, pour l'honneur de Woippy et de ses visiteurs.
Des carrousels, confiseries, jeux de quilles et tirs seront soigneusement installés par des forains consciencieux, habitués de Woippy ou par les Sociétés locales et les débitant qui ont prévu des petits repas ou des menu à la carte pour satisfaire tous les appétits à midi ou le soir à l'heure où s'ouvrira le grand bal de l'organisation duquel sont chargés les A.C. et la Relève. (LL) (LM)
Mardi 12 juin 1934
La Fête des Fraises à Woippy
Quoique la saison des fraises soit beaucoup moins belle qu'on n'aurait pu l'espérer et que la récolte de 1934 s'annonce très inférieurs à celle des années moyennes, la population de Woippy s'apprête à célébrer avec un certain éclat la Fête des Fraises, le 24 juin prochain et à accueillir de son mieux ce jour-là les visiteurs qui viendront admirer le cortège de la Reine des Fraises.
La bénédiction et la remise du fanion à la section de la Relève de Woippy qui attirera une quantité de délégations d'Anciens Combattants et de jeunes des Sections de la Relève de la Moselle, sera précédée probablement d'une réunion fort importante des chefs de Groupes ; le programme détaillé des réceptions et des rassemblements, cortèges et cérémonies diverses sera publié au cours de la semaine qui précédera la fête.
En attendant il est permis d'affirmer que beaucoup de Sociétés de musique, de sports et de P. M. apporteront à leurs amis de Woippy le concours qui leur a été demandé, car une dizaine de réponses favorables sont déjà parvenues. La Reine des Fraises sera bien entourée et le jury chargé de son élection, opérant vers le 17 juin devra choisir parmi beaucoup de candidates avec beaucoup de soin pour l'honneur de Woippy et de ses visiteurs.
Des carrousels enfantins, confiseries, jeux de quilles et tirs seront soigneusement installés par des forains consciencieux habitués de Woippy ou par les sociétés locales et les débitants ont prévu des petits repas ou des menus à la carte pour satisfaire tous les appétits à midi ou le soir à l'heure où s'ouvrira le grand bal de l'organisation duquel sont chargés les A.C. et la relève. (LM)
Jeudi 14 juin 1934
Les camarades A.C. et les membres de la Relève, section de Woippy, qui depuis le 1er janvier ont eu le bonheur de devenir papa, sont priés de faire parvenir le bulletin de naissance de leurs enfants né après cette date à M. Eugène Simon, trésorier de la caisse de secours mutuels, qui leur remettra la prime à laquelle ils ont droit.
Il est instamment demandé aux membres de l’U.N.C. et de la Relève d’assister chaque fois aux réunions et aussi nombreux que possible, car à chacune d’elles, il est rappelé les avantages réservés aux adhérents de ces sections. (LL)
Vol de fraises : Depuis quelques jours, plusieurs producteurs de fraises s’étaient plaints de la disparition d’une partie des fraises qu’ils se proposaient de cueillir incessamment. Plusieurs fois ils eurent la désagréable surprise de constater un vol audacieux sans pouvoir apercevoir le ou les coupables.
Nous savons que notre garde champêtre et notre policier sont très vigilants, mais ils n’ont pas réussi à mettre la main sur les voleurs. Hier, un producteur de fraises, M. M., également membre du Syndicat des producteurs de fraises, surveillait ses champs à l’heure du dîner, il vit arriver deux femmes chargées de seaux qui, abandonnant leur bicyclette, se mirent à cueillir des fraises dans le champ voisin, comme si elles étaient les propriétaires. Leur plaisir fut de courte durée ; notre bon producteur les saisit au bras et les ramena triomphalement au village, où il s’assurait de leur identité avant de les livrer au propriétaire du champ, où les fraises avaient été dérobées. (LL)
Vendredi 15 juin 1934
La fête de l’Union de Woippy. A l'occasion de sa fête, l’Union de Woippy organise dimanche prochain un jeu de quilles et une sauterie au Café du Commerce (Natier).
Les amateurs de la boule pourront s'en donner à cœur joie à partir de 1l heures. Le jeu sera doté de nombreux prix intéressants. Quant aux personnes qui voudront se dégourdir les jambes, elles pourront danser à partir de 17 heures, entraînées par les accords endiablés du jazz bien connu, les « Old Red Boy’s ».
L'ami Natier a pensé aux amateurs de fraises, qui ne manqueront pas à Woippy ce jour-là, et pour lesquels il préparera ce délicieux fruit suivant leurs goûts (fraises au vin, au sucre, à la crème, etc.). (LL)
Samedi 16 juin 1934
* Avis. La Mairie signale aux producteurs employant des jeunes filles pour la cueillette, que déclaration doit être à la mairie ; la déclaration n’entraîne d’ailleurs pas de frais. Cette prescription s’applique même si le personnel est engagé pour un temps très restreint. (LL)
*
Election de la Reine des fraises. L’élection de la reine des fraises est définitivement fixée au dimanche 17 juin. (LL)
Samedi 16 juin 1934
Woippy a élu sa reine des Fraises 1934.
Chaque année, à la saison des fraises, Woippy, grand centre producteur, procède solennellement à l'élection d'une reine, la Reine des Fraises. Entourée de ses demoiselles d'honneur, cette Majesté sans dynastie goûte pendant quelques heures, au cours de l'imposante fête des fraises organisée à Woippy, au milieu d'une population en liesse, des joies peut-être éphémères, mais pures et sereines et douces au souvenir.
La Reine des Fraises de 1934 est montée sur son trône jeudi soir. La cérémonie de l'élection se déroulait donc dans la salle de la mairie de Woippy, sous la présidence du maire, M. Sechehaye, inlassable animateur et organisateur désintéressé, toujours heureux de créer dans la commune, qu'il administre avec beaucoup de compétence, un peu de saine gaîté. Le jury était composé de M. le capitaine Lemut, du 507e R.C.C., et Madame ; M. le capitaine de Préval de l’E.M., et Madame ; de M. Martin et Madame. Assistaient à cette élection, MM. Desprez, Lamort, Bouvier et Gardeux, du comité des fêtes de Woippy.
Après un second tour de scrutin (il y avait eu ballottage) le jury fixa ainsi son choix : Mlle Antoinette Glad fut élue reine ; Mlle Marguerite Mangenot, 1re demoiselle d’honneur ; Mlles Marguerite Linder et Marie-Thérèse Deschamps, respectivement 2e et 3e demoiselles d'honneur.
Dans une allocution courte et bienvenue, M. Sechehaye remercia le jury et adressa ses vives félicitations aux heureuses élues.
Une coupe de champagne était de rigueur. On leva son verre en l'honneur de la jolie brunette qui, cette année portera le diadème, et l'on posa gentiment ensuite pour une photographie d'ensemble, indispensable en la circonstance.
Cette petite fête intime, dans l'attente de la grande, prochaine et brillante, se termina dans une atmosphère de franchise et de bonne humeur. (LM)
« La Relève »
Le Comité de la Section de Woippy de « La Relève » a l'honneur d'informer les membres des sections mosellanes de « La Relève », que le premier Congrès départemental des « Relèves » tiendra ses assises à Woippy, le 24 juin prochain. Le Comité compte sur la présence d'importantes délégations de chaque section, pour donner à ce Congrès l'ampleur qu'il mérite. Cette première grande journée mosellane des jeunes coïncidera avec la traditionnelle Fête des fraises, dont la renommée n'est plus à faire. Des convocations donnant le programme de la journée et tous les renseignements utiles seront adressées incessamment à chaque section.
Grave accident.
La victime de cet accident est le jeune cultivateur Boda Edmond, demeurant chez ses parents à Woippy, et qui est âgé de 16 ans.
Confiant le troupeau dont il avait la garde à un camarade, il montait sur un arbre pour des motifs encore inconnus. Le jeune imprudent était à peine parvenu aux premières branches, quand l'une d’elles, cédant sous son poids, il tomba lourdement sur la chaussée. (LM)
Dimanche 17 juin 1934
L’élection de la Reine des Fraises à Woippy. C'est jeudi soir que Woippy a procédé à l'élection de la reine des fraises 1934. M. Sechehaye avait mis aimablement à la disposition du jury la grande salle de la Mairie. Lui-même présidait la cérémonie, d'ailleurs fort délicate. Les jeunes filles de Woippy se sentent toutes appelées, mais i1 n'y a qu’une qui puisse ceindre la couronne. Parmi les membres du jury, on remarquait M. le capitaine Lemut, du 507e R.C.C. et Mme ; M. le capitaine de Préval, de l’E.M. et Mme ; M. Marin et Mme, entourés des membres du comité des fêtes de Woippy, MM. Gardeux, Lamort, Bouvier et Desprez.
Le jury travaille en toute conscience et il est obligé de passer à un scrutin de ballottage, d’où sort élue Mlle Antoinette Glad ; Mlle Marguerite Mangenot fut nommée première demoiselle d’honneur, et Mlles Marguerite Linder et Marie-Thérèse Deschamps deuxième et troisième demoiselles d’honneur.
M. Sechehaye prononça « inter pocula » une gentille allocution et adressa ses félicitations à la reine et aux demoiselles d'honneur.
Et maintenant, il ne reste plus qu'à attendre la grande fête des fraises, qui sera célébrée dimanche prochain, dans la joie intense et avec le cérémonial traditionnel qui fait l’honneur à la population de Woippy et à son distingué maire, M. Sechehaye. (LL)
Lundi 18 juin 1934
La fête de Saint-Clément au stade Saint-Eloy.
Malgré la chaleur tropicale qui régnait hier, de nombreux Messin, parents d’élèves du Collège St-Clément, s’étaient rendus au stade St-Eloy pour assister à la bénédiction d’une statue de la Sainte-Vierge, suivie d’une fête de sports.
Le stade, dont l’éloge tant au point de vue situation, qu’au point de vue aménagement selon les dernières exigences du progrès, n’est plus à faire, avait été orné de guirlandes, d’oriflammes, de drapeaux et d’écussons pour la circonstance.
La cérémonie religieuse avait été fixée à 15 heures. Le R.P. Hartmann, supérieur de St-Clément, avait tenu lui-même à bénir cette statue. Celle-ci représente la Sainte-Vierge tenant entre ses mains l’Enfant-Jésus. La statue est supportée par un simple, mais très beau piédestal. Un magnifique parterre de roses s’étend aux pieds de la Vierge, tandis que le fond est formé par les hauteurs verdoyantes de Saint-Julien. L’emplacement ne pouvait être mieux choisi. Après la bénédiction, tous les collégiens réunis chantèrent un cantique à la Vierge.
La cérémonie terminée, la fête sportive commença immédiatement. Nous admirons tout d’abord un fort beau défilé des 2e et 3e divisions. Mais ce n’est là qu’un début. La 2e et 3e division commandées à tour de rôle par le R.P. Dumortier et M. Petit exécutent fort bien les mouvements d’ensemble, pyramides, etc., qui récoltent des salves d’applaudissements.
Que dirons-nous des athlètes du Centre d’instruction physique de Metz, dont les productions suivirent celles de leurs petits amis de St-Clément ? Ils furent tout simplement prodigieux, et leur présence à cette fête a contribué certainement à en rehausser l’éclat. Pendant tout ce temps, l’Harmonie des mutilés et anciens combattants de Metz faisait entendre, sous la direction de M. Boistaux, les plus beaux morceaux de son répertoire qui eurent un franc succès.
Avant de passer à la seconde partie de la fête, un goûter fut servi aux pensionnaires, cependant que les nombreux visiteurs s’abritaient à l’ombre d’un grand hallier, où la buvette était installée et qui, heureusement, se riait du soleil.
Le reste de l’après-midi fut occupé en championnats de tennis, volley-ball, football, des moyens contre le Collège de Sierck qui attirèrent de nombreux curieux. Il nous fut également donné d’assister à une belle exhibition de cyclistes. Nous ne pouvons que féliciter ceux-ci de leur agilité et esprit d’initiative. Inutile de mentionner qu’il fallut une rare énergie pour contenter toutes les demande de participation au lâcher de ballonnets et concours de montgolfières. Le clou de la fête fut sans nul doute le lâcher de quelques centaines de pigeons voyageurs.
Très tard dans l’après-midi, la fête prit fin, mais l’on pouvait lire sur tous les visages la joie d’avoir passé une belle fête de famille dans la sincère et chaude amitié de St-Clément. (LL)
Jeudi 21 juin 1934
Anciens combattants et « La Relève ». Les membres des deux sections sont invités à assister aux différentes manifestations de la journée du dimanche 24 juin :
A 9 h., dans la salle du Café veuve Natier : Réunion des délégués des sections de « La Relève » de la Moselle.
A 12 h., dans la salle du café Boulanger : Repas amical.
A 14 h. 45, en l’église de Woippy : Bénédiction du fanion de la section de « La Relève » de Woippy.
A 15 h., devant la mairie : Remise officielle du fanion à la section de « La relève » de Woippy.
Les comités des deux sections comptent sur la présence de tous à ces premières manifestations des groupements de jeunes de Woippy et de la Moselle.
Les inscriptions pour le repas amical seront reçues jusqu’au vendredi 22 au plus tard au café Boulanger. Prix du couvert : 22 fr. service compris. (LL)
Vendredi 22 juin 1934
La journée du 24 juin.
La Fête des Fraises et le remise du drapeau à « La relève »
Voici le programme des manifestations organisées à Woippy par la municipalité avec le concours des Sociétés locales et la participation de nombreuses sociétés d’Anciens Combattants, de sections de « La Relève », de sociétés de musique, de sport et de Préparation Militaire de Metz et des environs, à l’occasion de la Fête des Fraises en 1934 et de la bénédiction et remise d’un fanion à la section de Woippy de « La Relève » :
A 10 h., réunion des chefs de groupes de « La relève », chez M. Natier.
A midi, repas amical chez M. Boulanger.
A 14 h., vêpres et bénédiction du fanion, remise à la sortie.
De 13 h. 30 à 14 h. 30, réception des Sociétés invitées devant le café Wéber, rue Rose-Marcus.
A 15 h., défilé du cortège de la Reine des Fraises et de ses demoiselles d’honneur.
A 15 h. 30, morceau d’ensemble.
A 16 h., vin d’honneur chez Natier et concerts ou productions gymnastiques et athlétiques sur les différentes places de Woippy.
A 17 h., ouverture du grand bal chez Boulanger.
Jeux de quilles de 11 h. à la nuit, chez Bader et chez Natier.
Tir à la même heure chez Albert Mangenot. Carrousel. Vente de fraises au détail.
Repas froids et sandwichs à 3 fr. et 2 fr. 50 chez tous les débitants.
Repas chauds à 7 fr. chez Bader et chez Natier ; à 6 fr. 50 chez Boulanger.
Service d’autobus, aller et retour.
Principaux départs : Place de Chambre, à 14 h. et 20 h.
Centre du village à Woippy, à 20 h. et 23 h. pour le retour. (LL) (LM)
Samedi 23 juin 1934
La Relève. Le comité précise que tous les membres de la section de la Relève de Woippy devront se faire un devoir d’assister à la réunion qui se tiendra le 24 juin, à 9 h. 30, dans la salle du café du Commerce. Tous les Anciens Combattants sont très cordialement invités. (LL)
Dimanche 24 juin 1934
Belle Fête patriotique et Horticole à Woippy.
La charmante commune de Woippy accueillait hier avec le sourire bienveillant qui lui est coutumier, les populations rurales et urbaines des environs pour fêter avec elle la traditionnelle « fête des fraises ».
Cette belle réjouissance se doublait cette année d’une cérémonie patriotique au cachet tout spécial. La section de Woippy de la « Relève » recevait hier son drapeau des mains de M. Thomas.
De nombreuses sociétés avaient envoyé leur drapeau et des délégués qui s’étaient groupés dans le chœur de la majestueuse église de Woippy. Après les vêpres, au cours desquelles le nouveau fanion avait été béni, les sociétés se groupent devant le monument aux morts où M. germain, secrétaire de la « Relève », dépose une gerbe au nom de ses camarades. M. Thomas, président du groupe de Lorraine de l’U.N.C. prend la parole pour souligner le sens de cette cérémonie, pour rappeler comment plus que jamais, après les scandales récents et le sursaut du 6 févier, l’âme nationale s’est ramassée autour de l’ancien combattant, luttant pour l’intégrité du régime. Mais les anciens ne suffisent pas toujours à la tâche, aussi le groupement des jeunes énergies pour une lutte durable, s’imposait-il. C’est le but de la « Relève ».
Après son petit mais substantiel discours, M. Thomas, au nom du groupement de Lorraine de l’U.N.C., remet son drapeau à M. Copeaux, président de la « Relève » de Woippy, en présence de MM. Sechehaye, maire de Woippy ; Hulot, maire de Lorry, et d’autres ; des délégués des « Relèves » des communes d’Angevillers, Audun, Amanvillers, Clouange, Châtel, Ottange, Richemont, Aumetz, Hagondange, Ancy, Metz, Serémange, Puttelange, Rosselange et de nombreux délégués de sections d’U.N.C. parmi lesquelles nous avons relevé : la section de Metz avec son drapeau, Courcelles-sur-Nied, Coucelles-Chaussy, Puttelange, Rosselange, Clouange, Serémange, etc.
Après cette émouvante cérémonie patriotique, le cortège s’organise et s’ébranle, ayant en tête les pompiers de Woippy suivis de la « Renaissance » de Devant-les-Ponts ; des drapeaux de la section sportive de Devant-les-Ponts ; plusieurs sociétés encadraient le char où avaient pris place Mlle Antoinette Glad, reine des fraises, et ses demoiselles d’honneur, Mlles Marguerite Mangenot et André.
Longuement, à travers les rues du village se déroule cette longue suite de Sociétés musicales et sportives, où se croisent les drapeaux des sections de l’U.N.C. et du S.F. et les bannières de l’Harmonie Saint-Martin, de Rémilly ; de la Renaissance de Devant-les-Ponts ; du Cercle Saint-Martin de Metz.
Joyeusement acclamée sur tout son passage, la Reine est enfin conduite dans la grande salle du Café du Commerce où fut offert un vin d’honneur.
M. Sechehaye, maire de Woippy, prend la parole et, en termes aimables, il remercie la nombreuse assistance et toute la foule accourue à Woippy ; souhaite bon amusement à tout le monde et bonne chance aux marchands de fraises.
Sur la fin de l’après-midi, les bals s’organisent, fréquentés par de nombreux amateurs. Les cafés regorgent de monde.
L’orage, qui sur les sept heures vint s’abattre sur la région et s’y attarda un peu trop longtemps, ne ternit en rien la gaieté qui rayonnait sur tous les visages et se manifestait partout. (LL)
Une grande journée à Woippy.
Le Congrès départemental de « La Relève »
Hier à Woippy, les jeunes « La Relève » se sont réunis en assemblée générale départementale. Il est inutile de renseigner nos lecteurs qui savent les mobiles de cette organisation nouvelle.
Disons que toutes les sections de la Moselle étaient représentées, jeunes, mais vaillantes dans l’évolution. C’étaient les jeunes de Hagondange, Aumetz, Angevillers, Ancy, Metz, Ottange, Serémange, Puttelange, Audun, Saint-Privat, Amanvilliers, Richemont, Clouange, Rosselange, Courcelles-sur-Nied, Châtel. L'occasion était la remise d'un fanion à la société de « La Relève » de Woippy.
Une réunion très fréquentée eut lieu le matin dans la salle du Café du Commerce.
Successivement MM, Desprez, président de la section de l'U. N. C. de Woippy ; Germain, instituteur de Woippy et secrétaire de « La Relève » ; Copeaux, président de « La Relève » ; Galland, journaliste à Paris et délégué des « Jeunes » de la Capitale ; M. Thomas, président du groupe de Lorraine de l'U. N. C.
M. Desprez prononça les paroles traditionnelles de courtoisie. Puis, M. Germain entama un pamphlet généreux et enthousiaste contre les sceptiques et les révolutionnaires. Il définit ensuite le rôle de « La Relève », savoir le redressement national en secondant les Anciens Combattants.
Puis, c'est M. Galland, qui , au nom de « La Relève » de Paris, se flatte de trouver là un grand nombre de sympathisants, symbole significatif de la progression rapide du mouvement des jeunes en Moselle.
Les groupes de « La Relève », dit-il, doivent avoir le même but, le même esprit que l'U. N. C. Pour cela il nous faut un parfait esprit de dévouement et de discipline.
Le moment est venu, certifie l'orateur, où la jeunesse abjure son esprit révolutionnaire et frondeur. La jeunesse a compris l'entreprise de revalorisation nationale poursuivie par les Anciens Combattants. Elle a décidé de l'appuyer de sa foi, de son ardeur, de son activité.
Il faut que le caractère principal du mouvement de « La Relève » soit la vaillance, par la discipline et la volonté.
L'orateur est vivement applaudi parce qu'il est jeune et intelligent.
M. Thomas prend ensuite la parole. Il félicite en termes élégants la genèse de « La Relève ». Vous avez compris, dit-il, la dignité de notre action. Vous êtes venus à nous spontanément. Nous travaillerons la main dans la main pour le relèvement national.
Suivit ensuite un échange de vues qui aboutit à la plus concluante synthèse. On se leva parmi la satisfaction unanime et l'on s'en fut prendre son repas.
UN BANQUET
Ce fut un banquet, oui. Mais un banquet intime, délicat, sans discours, sans fanfares. On nous servit des choses douces dans un cadre élégant.
M. Sechehaye, maire de Woippy, était là, courtois et distingué. Après un déjeuner correct et d'un goût sûr, on partit aux vêpres.
LA BÉNÉDICTION DU FANION DE « LA RELÈVE »
M. l'abbé Guenot, curé de Woippy, chanta les vêpres à 14 heures. L'assistance était grande.
Après la bénédiction traditionnelle du drapeau il y eut à la porte de l'église, devant le monument aux morts, une courte manifestation. M. Germain improvisa quelques idées où l'émotion ne manquait pas. Puis, M. Thomas clama « Il m'appartient, dit-il, de souligner le sens particulièrement symbolique de cette manifestation qui consacre en Moselle l'union des jeunes avec les Anciens Combattants. Nous saurons accomplir harmonieusement la tâche qui s’offre à nos bras, à nos cœurs, à notre esprit. »
M. Thomas remit ensuite le fanion à M. Copeaux.
L'Union de Woippy sonna « Aux Champs » puis la « Marseillaise ». Sur la place la foule est grande et silencieuse. Nous remarquons les drapeaux de l'U. N. C. de Châtel-St-Germain, Courcelles-sur-Nied, Maizières et Metz.
Tous les assistants ont eu l'impression d'une manifestation utile.
Félicitons encore de leur présence ou de leur activité MM. Burtin, de Rosselange, délégué des jeunes à Paris ; Burger, président de « La Relève » de Metz. Copeaux, président de « La Relève » de Woippy », Porcin, président de l'U. N. C, de Metz ; Legrand, instituteur et président de la section de « La Relève » d'Audun-le-Tiche. Et un hommage tout spécial à M. Desprez, hôte courtois ; à M. Germain, si dévoué ; à M. Thomas, actif et cordial ; à M. Sechehaye, maire unanimement sympathique.
LA FÊTE DES FRAISES
Après la manifestation de « La Relève », la fête des fraises annuelle se propagea dans l'allégresse. M. Desprez est un pionnier heureux qui a droit à la reconnaissance des foules.
La fête des fraises puisque la formule est consacrée, fut un plein succès.
On s'y attendait.
Le soleil apporta sa collaboration bénévole et appréciée.
Dire que les fraises étaient savoureuses est superflu.
La reine était dans un très beau carrosse. C'était, nous a-t-on dit, Mlle Antoinette Glad. Mlles Marguerite Mangenot et Marguerite Bader voisinaient avec elle en demoiselles d'honneur. Il y avait aussi beaucoup de fanfares, d'athlètes, de drapeaux, de costumes gais, de fleurs. Nous avons pu connaître les noms des organisateurs de toutes ces belles choses. Ce sont MM. Sechehaye, maire et mécène ; Desprez, Lamort, Copeaux et Germain, instituteurs ; Gardeaux et Simon, de l'U.N.C. ; Geny ; Jungling, de l'«Espérance » ; Mangenot-Neu ; Messein ; François, du « Progrès » ; le sous-lieutenant Remiatte et Feltz, des sapeurs-pompiers ; Hotz et Bouvier. Que tous ces organisateurs soient loués, bénis. Leur œuvre fut digne.
Plusieurs maires des environs étaient là : MM. de Bonnegarde, de Maizières-lès-Metz ; Hulot, de Lorry ; Duval, de La Maxe.
Le cortège défila grand, brillant, coloré, parmi les ovations.
Nous avons remarqué les très beaux pompiers de Woippy ; la musique de Herny, Richemont, Saint-Martin de Maizières, la fanfare de Maizières, Devant-les-Ponts et Saulny. La société Saint-Martin de Rémilly.
Puis la foule se dispersa au hasard des divertissements de la rue et des auberges.
Le bal de tradition fut très fréquenté.
Bref, une magnifique journée. (LM)
Mercredi 27 juin 1934
Accident. Un jeune homme habitant Metz a été victime d'un accident de motocyclette sur la route nationale de Thionville à Metz, entre Maison-Rouge et Maison-Neuve, écarts de Woippy. Le motocycliste s'engageait pour doubler un camion-automobile, alors qu'une voiture venant en sens inverse appuyait subitement vers le milieu de la chaussée, obligeant le motocycliste à bloquer les freins, ce qui eut pour effet de le conduire contre le trottoir longeant la route. La motocyclette fut fortement endommagée, tandis que le conducteur s'en tira avec quelques légères blessures, nécessitant cependant des soins médicaux. (LL)
Les vols de fraises. Au cours de la cueillette des fraises, et en particulier pendant ces deux dernières semaines, huit procès-verbaux ont été dressés pour vol de fraises. (LL)
Soirée. Après le grand succès de la fête des fraises, dimanche dernier, on prévoit pour le 8 juillet une grande soirée organisée par le corps des sapeur-pompiers. (LL)