Jeudi 1er / Vendredi 2 janvier 1931
Le recouvrement des impôts.
Lettre ouverte du Conseil municipal de Woippy aux parlementaires de la Moselle
Nous reproduisons ci-après la lettre ouverte que le conseil municipal de Woippy a adressé aux parlementaires de la Moselle :
« Monsieur,
Les habitants de notre commune, comme tous ceux des départements recouvrés d’ailleurs, ont reçu, il y a quelques jours leur feuille d’impositions locales au titre de l’année 1930.
Du fait d’un retard dans l’établissement des impositions au titre de l’année 1929, le rôle concernant celles-ci n’a été mis en recouvrement que le 30 mars 1930, ce qui fera qu’en moins de 10 mois, les contribuables de notre commune auront été astreints à payer deux fois leurs impôts, en sus des impôts d’Etat.
En effet, le rôle émis au titre de l’année 1930 est mis en recouvrement à la date du 30 décembre 1930, rendant de ce fait l’impôt exigible en totalité pour janvier 1931, au plus tard.
Cette exigibilité aussi brève, pèsera lourdement sur notre population, et plus particulièrement pour les bourses moyennes qui sont la majorité dans notre localité, surtout dans cette période de l’année, où la vie chère croissante va obérer fortement le budget des ménages, par suite de dépenses nécessitées par l’existence telles que chauffage, éclairage, etc., en regard, pour beaucoup, de gains amoindris par la morte saison, dans leur branche de travail, et d’une récolte déficitaire.
Aussi, nous nous permettons de vous demander de bien vouloir intervenir au plus tôt auprès des pouvoirs publics compétents pour qu’un délai assez large soit donné aux contribuables, leur permettant de solder leurs impositions au titre de l’année 1930, sans que cela puisse constituer pour eux une gêne dont ils souffriraient péniblement, eux et leurs familles.
Dans l’espoir que votre utile intervention nous permettra de donner toute quiétude à notre population sur ce point, veuillez agréer…etc.
Le maire, chargé par le conseil municipal, MANGENOT. » (LL)
Vendredi 9 janvier 1931
Soirée de l’U. N. C.
La soirée que les anciens combattants donneront le dimanche 18 janvier, dans la salle du Lion d’Or, constituera, sans aucun doute, le clou de la saison des distractions à Woippy.
Le comité des fêtes s’est attaché à donner à cette soirée un cachet tout à fait original et de bon goût. Il s’est tout d’abord assuré le concours d’un jazz complet de la salle Gérard, de Metz. En outre, au cours de la soirée, il y aura des surprises bien agréables pour les assistants, et tout à fait inédites à Woippy. C’est tout ce qu’il nous est possible de dévoiler pour l’instant. De pair avec la soirée, sous un jeu couvert, attenant à la salle, il sera organisé un jeu de quilles doté de plusieurs prix. Si une fête doit avoir un succès incomparable, ce sera bien celle des anciens combattants, à laquelle ceux-ci convient bien cordialement leurs amis et camarades des localités voisines.
Retraite du combattant.
Pour l’établissement des dossiers des ayants-droit, la section de Woippy de l’U.N.C. établira une permanence à la mairie tous les samedis, de 20 à 21 heures. (LL)
Vendredi 16 janvier 1931
Soirée des anciens combattants.
Nous rappelons que c’est dimanche prochain 18, que les anciens combattants de Woippy donneront leur grande soirée dans la salle du Lion d’Or.
Nous avons déjà dévoilé quelques détails de cette fête vouée au succès, nous ajoutons que quelques scènes surprises seront dotées de lots de valeur et de bon goût, il y aura encore d’autres innovations, mais … chut !
Le jeu de quilles, organisé à cette occasion, commencera à 13 heures.
Si les anciens combattants ont connu la misère et des souffrances, ils sauront prouver qu’ils sont passés maîtres dans l’art d’engendrer la joie et le plaisir. Ne manquez pas de participer à leur soirée, sinon vous le regretteriez. (LL)
Mardi 20 janvier 1931
Beau succès.
Nous apprenons avec plaisir que M. Louis Remiatte, de Woippy, vient d’obtenir le grand diplôme de l’Académie sténographique de Paris. Toutes nos félicitations. (LL)
Assemblée générale de l’U. W.
L’assemblée générale de « l’Union de Woippy », S. A. G., aura lieu samedi prochain, 24 janvier, à 20 heures, dans la salle du Café du Commerce.
Cette réunion offrant aux membres l’occasion de présenter à leur comité, leurs observations et doléances ou propositions, tous sont invités et instamment priés d’y assister. (LL)
Dans la Légion d’honneur.
Les membres de « l’Union de Woippy » ont appris avec un vif plaisir la nomination au grade de chevalier de la Légion d’honneur de M. Joseph Fabert, vive-président d’honneur de la Société. Ils sont heureux de présenter au nouveau chevalier leurs cordiales et chaleureuses félicitations. (LL)
Dimanche 25 janvier 1931
Curage des cours d’eau.
A la suite des travaux de la commission des cours d’eau, travaux commencés il y a plusieurs mois, et qui avaient été retardés par les pluies et crues de l’automne, le conseil municipal a décidé :
1° Que tous les ruisseaux et fossés de la commune devront être curés et relevés, et ce, régulièrement aux dimensions fixées par le Génie rural, pour l’automne 1931 au plus tard ;
2° Que certains fossés ayant été comblés, nivelés et aplanis par les riverains, ceux-ci devront avoir rétabli ces fossés dans leurs cours et niveau primitifs, pour l’automne 1931 au plus tard ;
3° Qu’à une date qui sera fixée ultérieurement par la commission de curage, en accord avec le génie rural, très probablement vers fin septembre, les travaux qui n’auraient pas été effectués ou qui l’auraient été imparfaitement, seront mis à l’adjudication et exécutés aux frais des riverains qui n’auraient pas satisfait à leurs obligations.
Il ne saurait être trop conseillé aux propriétaires de terrains, riverains de cours d’eau, de se renseigner exactement à la mairie, sur les dimensions à respecter s’ils veulent s’éviter toute surprise.
Le temps laissé aux riverains pour remplir leurs obligations et suffisamment large pour qu’ils puissent invoquer une excuse quelconque, aussi aucune dérogation, pour quelque raison que ce soit, ne sera accordée et les instructions précédentes seront strictement appliquées. Le Maire. (LL)
Samedi 31 janvier 1931
Conseil municipal de Metz. Séance du 30 janvier. (extrait)
(…) On passe à l’ordre du jour.
La guerre aux taudis requiert une fois de plus l’attention du conseil. Touchant la construction de logement pour les ans-abris, M. le Maire obtient l’unanimité sur les points suivants :
1° construction de trois groupes de dix logements en acier, destinés à abriter les sans-logis ;
2° décision de confier la construction des dits abris à la Société anonyme des constructions métalliques Fillod, à Hayange ;
3° édification de ces trois groupes de logements : dans la caserne de Plappeville et sur le terrain de Maison-Neuve à Woippy, le 3ème groupe de préférence sur le territoire des faubourgs de Sablon ou de Queuleu ;
4° inscription du crédit nécessaire au budget supplémentaire de 1931. (…) (LL)
Dimanche 1er février 1931
L’assemblée générale de l’U.W.
L’assemblée générale annuelle de l’Union de Woippy s’est tenue samedi dernier, 24 janvier, dans la salle du café du Commerce, sous la présidence de M. Sechehaye, assisté des membres du Comité et d’un grand nombre de Sociétaires.
La président est heureux de saluer notamment, la présence de MM. Mangenot, maire ; l’abbé Guénot ; Fabert et Paté, et leur exprime sa reconnaissance pour l’appui moral qu’ils apportent à l’U.W.
L’historique qu’il fait ensuite, sur l’activité et le développement de la Société en général et de chacune de ses sections en particulier, intéresse vivement l’assemblée. Il rappelle les buts poursuivis par l’U.W., indique les efforts encore à faire et termine en remerciant ses collaborateurs et en exprimant aux membres sa satisfaction pour l’esprit de solidarité qui règne au sein de la Société.
L’exposé de la situation financière, arrêtée au 31 décembre 1930, est fait par le trésorier, qui donne en outre connaissance des principales recettes et dépenses de l’exercice écoulé.
L’ancien comité ayant rempli son mandat et en ayant rendu compte se retire, et la présidence de l’assemblée est confiée à M. Mangenot, qui fait procéder aux nouvelles élections. Sont élus membres du comité pour 1931 : MM. Sechehaye, Remiatte, Didier, Trimbour, Mangenot Alfred et Auguste, Billotte, Bayer, Lamort, Bonvier, Natier, Kocher, Gusse, Wilhelm et Kopp.
Une proposition de M. Sechehaye tendant à nommer MM. l’abbé Guénot et Fabert, présidents d’honneur de l’U.W. (avec M. le Maire déjà élu), est adoptée à l’unanimité et sanctionnée par de vifs applaudissements.
En fin de séance, le distingué et dévoué président de l’Union de Woippy annonce que la revue annuelle de la Société sera vraisemblablement donnée le premier dimanche de mars. (LL)
Jeudi 5 février 1931
Conseil municipal du 28 janvier.
Le conseil répartit les lots communaux vacants pour 1931 : le lot de Mme veuve Kieffer est attribué à M. Didier Gabriel ; le lot de M. Renauld Emile est concédé à M. Sidot Jules ; le lot de M. Boutter Nicolas est attribué à M. Hennequin Gustave.
Le conseil donne avis favorable à trois demandes de sursis d’incorporation pour continuation d’études. Le conseil attribue un secours à deux veuves nécessiteuses. Il est donné avis favorable à une demande d’allocation militaire pour soutien indispensable de famille.
Le conseil, l’unanimité, se déclare d’accord avec la troisième solution du rapport concernant la nouvelle conduite d’eau, et laisse à la commission le soin de continuer les pourparlers en ce sens avec la ville de Metz. Le conseil ne peut approuver une requête pour la réfection d’un chemin passant près de la ferme de Saint-Eloy vu que le projet de travaux à exécuter en 1931 ne prévoit pas la mise en état de ce chemin, et que d’autres travaux plus urgents attendent encore leur exécution. La réfection de ce chemin se fera ultérieurement, et dès qu’il y aura possibilité. Le conseil consent à avancer les frais d’hospitalisation d’une personne en traitement dans une clinique. (LL)
Samedi 7 février 1931
Soirée théâtrale.
Dimanche 8 février, à 19 heures, aura lieu une soirée théâtrale dans la salle du Lion d’Or (Tigre-Bock), organisée par le Cercle Jeanne-d’Arc, d’Hagondange, au profit de la nouvelle église. Tout laisse prévoir un plein succès pour nos jeunes gens du Cercle et sans doute une grande foule de spectateurs prouveront, par leur présence, l’intérêt qu’ils portent à ce Cercle. Sur le programme figurent un grand drame, en trois actes, de la Révolution, et une comédie. (LL)
Mercredi 18 février 1931
Soirée de Gala-Revue.
Le comité de l’Union de Woippy a l’honneur d’informer les membres et les amis de la Société que la nouvelle revue de Sir Harry sera donnée le dimanche 1er mars, au cours de la grande soirée artistique qu’organise annuellement l’Union.
Des détails complémentaires seront donnés sur cette très belle organisation. (LL)
Carnet rose. Nous apprenons avec plaisir que M. Sechehaye vient d’être l’heureux père d’une seconde petite fille. L’Union de Woippy tient à féliciter son président, à exprimer à la maman et son bébé ses meilleur vœux de prospérité et de bonheur. (LL)
Jeudi 26 février 1931
« Fraises Hindoues ! », revue-opérette.
C’est dimanche prochain 1er mars, à 20 heures, dans la salle du Lion d’Or, que l’Union de Woippy organise sa soirée de gala annuelle, au cours de laquelle sera donnée la nouvelle revue de Sir Harry, « Fraises Hindoues ! », en 3 actes et un prologue, avec chœurs, défilés et ballets.
Prologue : Sur le « Volubilis ». 1er acte : Le Port de Bourbouratatam. 2ème acte : Le Palais du Maharadjah. 3ème acte : Les jardins du Palais.
Des artistes spécialement engagés renforceront la troupe de l’Union, aussi la mise en scène promet-elle d’être magnifique ; il y aura plus de 60 acteurs, actrices ou musiciens dans de somptueux décors et costumes ! Musique entièrement inédite. A l’orchestre le septuor à cordes de Mlle Graebert et le jazz de l’Union. La revue sera précédée de numéros artistiques et l’harmonie, sous la direction de M. Didier, exécutera les meilleurs morceaux de son répertoire.
Les membres de la société, pour avoir droit à l’entrée gratuite, devront obligatoirement présenter leur carte de sociétaire au contrôle.
Un autobus partant à 20 heures précises de la place d’Armes (ancien corps de garde) et qui repartira de Woippy à la fin du spectacle, sera à la disposition du nombreux public messin qui, chaque année vient assister à la revue de l’Union de Woippy. (LL)
Dimanche 1er mars 1931
Recensement de la population.
A l’occasion du recensement de la population, qui aura lieu le 8 mars prochain, les personnes qui désirent remplir les fonctions d’agent recenseur sont priées de se présenter à la mairie avant le 5 mars, pour recevoir les instructions nécessaires. Une rémunération équitable leur sera assurée. (LL)
Mardi 3 mars 1931
La Soirée fort réussie à Woippy.
La revue-opérette « Fraises Hindoues ».
Peut-on concevoir une attraction plus intéressante qu’une revue locale surtout quand cette dernière est toujours d’actualité, avec quelques bons mets du terroir ?
La salle du « Lion d’Or » à Woippy, cependant vaste, ne put contenir tous les invités et membres de l’Union locale, et l’on dut avoir recours aux balcons, aux portes et aux tables et aux fenêtres pour caser tout le monde. On se serait cru à une représentation donnée par une grande troupe parisienne ; et ma foi, les Parisiens ne nous auraient certes pas tant amusé que ces jeunes comiques : Remiatte, Billotte, Wilhelm, Lecomte et Bayer. Cette revue locale, agrémentée de décors et de costumes orientaux, accompagnée d’une musique inédite et bien en rapport avec les sujets traités eut le don de plaire à grands et petits, aux villageois comme aux nombreux citadins venus assister aux réputés spectacles de l’Union de Woippy. C’est, il faut bien le dire, - au risque de blesser la modestie de M. Sechehaye, le sympathique président de la Société - que l’on connaît maintenant partout le nom de l’auteur humoristique, du compositeur, du dessinateur, du chef d’orchestre, du décorateur talentueux, de l’organisateur, bref que tout le monde connaît l’animateur et le créateur des spectacles de Woippy. La preuve, c’est que M. Guérineau, sous-préfet de Metz-campagne, M. de Bonnegarde, maire de Maizières, M. Hanshalter, conseiller général du canton de Vigy, de nombreuses personnalités de Metz, de Moulins, de Rosselange, etc…, voire même de Nancy, s’étaient empressés de venir assister à cette soirée de dimanche.
Tous les acteurs et musiciens remportèrent un bien vif succès. L’harmonie, sous la direction de son chef m. G. Didier, charma l’auditoire. Les monologues, chansonnettes et duos furent presque tous bissés. Mais c’est la revue qui suscita le plus gros intérêt. En trois actes et prologue, nous assistons tour à tour à la traversée des océans sur le « Volubilis », à l’abordage et à la réception des Woippyciens au Port de Bourbouratatam ; à la culture et à la récolte des fraises au Palais du Maharadjah, et aux fêtes dans les jardins du Palais.
L’envoyé extraordinaire de la R.F., le délégué de l’Institut des Fraises et son fils suscitèrent le fou-rire. Les danseurs du maharadjah, ainsi que les Lorraines expatriées en pays étranger tinrent leur rôle à ravir. Les attractions, les acrobates, le fakir, le ballet des fraises, la conférence contre la guerre ne furent pas moins applaudis. Nous ne pouvons les citer tous ; ils sont nombreux les acteurs et actrices qui coopérèrent au succès de la soirée. Le défilé eut un vif succès de curiosité.
En un mot, c’était original, amusant et surtout spirituel, ce qui ne gâte rien.
Félicitons le organisateurs de cette belle soirée, et espérons encore en voir une semblable cette saison. (LL)
Vendredi 6 mars 1931
Reprise de la revue-opérette « Fraises Hindoues ».
En raison du beau succès remporté par « Fraises Hindoues », et pour permettre aux nombreuses personnes qui n’ont pu, faute de place, assister à la représentation, la revue-opérette de l’Union de Woippy sera donnée une seconde fois dimanche prochain, 8 mars, à 20 heures, dans la salle du Lion d’Or, exactement dans les mêmes conditions que dimanche dernier. (LL)
Mercredi 11 mars 1931
Annonce : « Jeune fille pour service femme de chambre, est demandée par M. Sechehaye, à Woippy. Ecrire ou se présenter. » (LL)
Samedi 14 mars 1931
Belle réunion en vue.
La section d’Action catholique de Woippy organise, le samedi 21 mars, à 20 heures, à la salle Natier, une grande réunion, pour laquelle elle a su obtenir le concours de deux brillants orateurs. Des invitations spéciales ont été adressées aux sections voisines, notamment à celles de Lorry, Saulny, Norroy et La Maxe, pour venir renforcer les rangs, et pour démontrer ainsi leur esprit de solidarité chrétienne.
Nul doute que cette importante manifestation catholique, qui se prépare sous les meilleurs auspices, sera la mieux réussie et la mieux fréquentée de la saison, et que tous les hommes bien pensants, quel que soit leur rang social, se feront un devoir d’y assister. (LL)
Une grande réunion.
Rarement il a été constaté qu’une réunion s’annonçait aussi brillante que celle qu’organise la section d’Action catholique samedi prochain, 21 mars, à 20 heures, dans la grande salle Natier. Cela est si vrai que ceux qui n’aiment pas l’Action Catholique Lorraine se sont cru obligés de réagir, en convoquant pour le lendemain et dans la même salle une réunion dont on attend, avec certaine curiosité, les résultats. Ces « amis du peuple » voudraient anéantir l’heureuse influence qu’exerce la Fédération nationale catholique dirigée par le général de Castelnau dans tout le pays, et particulièrement dans notre département ; ils oublient toutefois qu’ils ne se trouvent pas en présence d’un parti politique, mais d’un mouvement restant en toute circonstance au-dessus de tous les partis.
Avec son éloquence entraînante, M. Boiteux, président diocésain, tracera un tableau complet des droits et des devoirs de l’homme catholique dans l’Etat moderne, tandis que M. le chanoine Louis, l’infatigable organisateur, parlera uniquement du but et de l’organisation de la Fédération nationale qui compte 40 000 membres dans notre département.
Entouré d’un comité nouvellement réorganisé, ces deux orateurs populaires réfuteront avec l’autorité qu’on leur connaît les thèses funestes des adversaires de l’Action Catholique. Une discussion courtoise est assurée.
Il sera bon d’arriver avant 20 heures, afin de s’assurer une place et de permettre aux organisateurs d’ouvrir la réunion sans retard. (LL)
Dimanche 22 mars 1931
Etude de Me Garnier, notaire à Courcelles-Chaussy (Tél. 6).
Adjudication d’une belle maison d’habitation de construction récente sise à Woippy, route de Norroy, comprenant cuisine et deux pièces au rez-de-chaussée, 3 pièces à l’étage, écurie, jardin, eau, électricité, et 35 ares de terre (champ d fraises) ban de Woippy, lieu-dit « Berlange-cherrière », le mardi 24 mars 1931, à 2 heures de l’après-midi, à Woippy, au café de M. Fréling. Appartenant à M. Alfred Humbert.
En cas d’offres suffisantes on traiterait avant la vente. S’adresser à l’étude. (LL)
Vendredi 27 mars 1931
Action catholique.
C’est devant une salle comble que samedi dernier M. Lamort, adjoint au maire et président local de l’Action catholique, a ouvert la réunion annuelle de la section. A ses côtés avaient pris place M. Boiteux, président diocésain, M. l’abbé Guénot, M. le curé de Lorry, ainsi que tous les membres du Comité local, au nombre de dix. Les places d’honneur étaient occupées par la majorité des membres du Conseil municipal, le corps enseignant, ainsi que par les délégués des sections de La Maxe, et surtout Lorry, dont la délégation était particulièrement nombreuse.
M. Lamort remercia les hommes bien pensants d’être accourus en si grand nombre et traça brièvement le travail important qui reste encore à réaliser.
M. Boiteux excusa M. le chanoine Louis, retenu à la dernière heure par une indisposition fâcheuse, et aborda immédiatement son sujet de conférence. Durant deux heures et en des termes qui soulevèrent à maintes reprises des applaudissements unanimes, l’auteur populaire exposa l’origine, l’essence et le but de l’Action catholique. Il montra comment l’union de tous les catholiques du pays avait pu faire échec aux tentatives de laïcisation faites brusquement en 1924 par M. Herriot et précisa le rôle que doit jouer actuellement l’Action catholique. Tout le monde se trouvait d’accord avec le président diocésain, lorsque celui-ci affirma que les catholiques n’étaient pas moins de bon Français que ceux qui affichent des idées antireligieuses et que les mérites du général de Castelnau valaient bien ceux des M. Daladier ou de M. François-Albert.
Dans une deuxième partie le conférencier passa en revue les résultats appréciables obtenus grâce à la conduite énergique du Comité central de l’Action catholique. Il r..tient qu’aux hommes bien intentionnés de serrer les rangs afin d’obtenir toujours satisfaction dans les revendications légitimes.
Le catholique doit être entendu par l’Etat qui s’adresse bien à lui pour remplir ses caisses et la liberté doit être absolue pour lui comme pour les autres.
En terminant, M. Boiteux indiqua brièvement comment l’attaque dirigée contre l’enseignement libre se prépare pour le moment sous le nom fallacieux de l’Ecole unique. Il insista sur le fait qu’une victoire ne sera jamais possible si les catholiques s’entre-déchirent dans leurs propres rangs. L’union seule peut garantir notre force.
Me Walter P., après s’être fait l’interprète de toute l’assistance en dressant un hommage respectueux au dévoué président diocésain, traita brièvement l’organisation interne de l’Action catholique. Il pria tous ceux qui se disent partisans de l’ordre et de la liberté de s’inscrire comme membre et de venir toujours aussi nombreux aux réunions d’Action catholique qui vont être organisées.
M. l’abbé Guénot tira les conclusions de cette réunion et se dit heureux de voir tant de bonne volonté dans sa paroisse où une section puissante doit exister. Nul doute que la réunion a porté d’excellents fruits. (LL)
Woippy-Norroy-Fèves-Semécourt, etc.
Crédit agricole. L’assemblée générale de la caisse locale de Crédit agricole mutuel de Woippy et environs, aura lieu dimanche 29 mars, à 15 heures, dans la salle du café du Commerce.
Tous les sociétaires sont instamment priés d’y assister. Le Président. (LL)
Dimanche 29 mars 1931
Une volée de bois vert.
A peine le comité de la section d’Action catholique avait-il fait connaître son intention d’organiser une réunion, des particuliers, « aux idées avancées », s’agitèrent et voulurent réagir. Ne se sentant pas de force suffisante pour contredire et exposer leurs idées « rrrépublicaines et laiques », ils firent appel à deux orateurs de Metz, secrétaires attitrés du parti socialiste, les priant de venir dire aux gens de Woippy les choses que ces pauvres ignorent, et sans lesquelles il est impossible d’être un « citoyen ».
MM. Psaume et Gantard sont venus avec leurs amis et connaissances, faire une réunion qui, disons-le de suite, fut aussi intéressante que longue. Tout l’arrière-ban socialiste était dans la salle Natier, admirant ses chefs, et heureux de voir autant de monde réuni sous l’enseigne du drapeau rouge. Le bureau, se composant de « capitalistes » pur teint, devait veiller au bon ordre et à la tranquillité. Cette tâche dépassait ses forces, car durant l’exposé parfois embrouillé du futur régime « collectiviste », dans lequel « l’exploitation de l’homme par l’homme serait inexistant », les secrétaires socialistes, fidèles disciples de Léon Blum, furent déjà interpellés et contredits.
Leurs affirmations de vouloir limiter, et même faire disparaître la propriété privée, d’introduire en nos provinces recouvrées toutes les lois françaises, y compris les lois laïques et antidémocratiques, et d’anéantir le cléricalisme et ses adeptes, ne trouvèrent en guise d’applaudissements que des sourires ironiques.
Les tendances démagogiques de ce parti de gauche apparurent nettement dans la question du chômage, des fortifications et des impôts (qui se prête si facilement à des promesses irréalisables). Naturellement, l’attaque traditionnelle contre le budget du culte, le concordat et l’école confessionnelle introduite en 1850 et maintenue chez nous intégralement malgré la désannexion, ne devait pas manquer. Cependant, l’enthousiasme des assistants - 800 personnes environ - ne s’était toujours pas manifesté, malgré la « claque » de militants venus de Metz ; c’est au milieu d’un froid significatif que les citoyens socialistes cédèrent, après deux heures de parole, la tribune aux contradicteurs.
Me P. Walter, jeune et fougueux orateur, eut bientôt toute la salle de son côté lorsque, dans un réquisitoire très sévère, il montra le non-sens des théories socialistes. Il analysa tout d’abord le fameux problème du collectivisme, et prouva la nécessité impérieuse de la propriété privée, source de paix sociale, stimulant à l’épargne et à l’économie. La suppression de la propriété privée serait l’aliénation de l’indépendance et la disparition de toute initiative individuelle.
En termes particulièrement sévères, il constata le double jeu des socialistes qui, dans nos départements, traitent de « Français conditionnels » tous ceux qui n’acceptent pas les lois laïques, et qui, à Paris, sont les plus grands adversaires des patriotes et des familles françaises. Ils votent contre le budget, contre les fortifications, et exposent, par leur internationalisme, la nation aux plus grands dangers.
Quant à leur position antireligieuse, le contradicteur leur distribua une volée de bois vert, fort applaudi par les assistants, affirmant que jamais on ne permettra, en Lorraine, l’abolition du Concordat, dont tout le monde ici approuve l’esprit de justice et d’équité. Il termina en exprimant son étonnement de voir un parti compromis si honteusement dans les scandales financiers, venir susciter la haine de la classe ouvrière contre le patronat et faire appel à la révolte pour l’aboutissement de théories utopiques et désastreuses.
Non la lutte, mais la collaboration des classes doit être le mot d’ordre : les uns et les autres doivent avoir la justice pour guide et pour compagne la charité.
M. Desprez, industriel et conseiller municipal, en termes forts goûtés, fit également les plus grandes réserves concernant le collectivisme. Il n’est pas dans l’intérêt de la classe ouvrière de bouleverser l’ordre existant, mais il importe d’y porter les remèdes nécessaires dans le calme et avec une modération qui peut être aussi tenace qu’énergique.
M. Fabert, adjoint au maire et fermier apprécié dans tout le département, démasqua l’appât des théories révolutionnaires et montra que le paysan n’était nullement enclin de laisser diriger son train de culture par un conseil collectiviste préférant peut-être les discours au travail.
La contradiction n’était pas pour plaire aux orateurs socialistes, qui voulaient à nouveau répondre aussi longuement qu’ils avaient déjà parlé. Mais la salle devint houleuse.
Bref, la réunion – qui dura de 3 à 8 heures – fut un échec complet pour le organisateurs et leurs idées révolutionnaires. Qu’ils retiennent qu’à leur prochaine visite, ils seront encore mieux servis et que les gens de Woippy resteront toujours des amis de l’ordre et de l’indépendance. (LL)
Samedi 18 avril 1931
DES FRAISES !
Chez un marchand de primeurs de la ville nous nous sommes permis… d’admirer seulement de jolis petits paniers contenant des non moins mignonnes fraises. Elles ne sont naturellement pas de la région de Metz, mais sont tout de même fort appétissantes. Nous nous sommes laissé dire que le petit panier, avec son contenu – une demi-livre environ – se vendait pour 15 fr. seulement. (LL)
Samedi 20 juin 1931
Une innovation. – Grâce au concours de la section d’Anciens Combattants, nous allons avoir au centre même de la contrée des fraises du val de Metz, une grande fête analogue à ce qui se fait à Saverne pour les roses, à Argenteuil pour les asperges, etc.
Dimanche 21 courant, les gourmets, ainsi que les ménagères se donneront certainement rendez-vous à Woippy. Pour les gourmets, un comptoir de dégustation sera installé au Restaurant Natier. Nous pouvons annoncer qu’il y aura à la disposition de tout le monde, de la fraise au champagne, au kirch, au vin, à la crème, etc.
Dégustation à prix très réduit de fraises fraîches. Les ménagères trouveront en toute quantité à la même adresse de la fraise au prix de gros. Des personnalités compétentes se tiendront à la disposition de tous pour donner des explications sur les différente sortes de fraises : fraises de table, fraises de conserve, fraises à confiture, la manière de les accommoder. Naturellement, comme une pareille fête ne peut se passer sans qu’il y ait de la musique, il y aura à partir de 14 heures, un grand concert par l’Union de Woippy, et à 17 heures, grand bal champêtre. La charmante reine des fraises, Mlle Lucie Bourgeois, avec ses demoiselles d’honneur, présidera la cérémonie et les nombreux visiteurs pourront se rendre compte que l’ancien adage, qui disait « Woippy, pays des fraises et des belles filles, tient toujours debout ». Le Comité des fêtes. (LM)
Samedi 27 juin 1931
Fête des fraises. – Les membres du club « L’Espérance » de Woippy, invitent leurs amis et connaissances de Metz et environs à venir se divertir avec eux à la fête des fraises qu’ils organisent demain dimanche, 28 juin 1931.
Un grand concert sera donné par l’orchestre du Club, à partir de 14 heures, au Café Bader, sous la direction de M. Remiatte.
Il y aura jeux de quilles chez MM. Bader et Fréling. Jeu de tir sur la place, et pendant toute la fête une grande vente surprise sera faite.
Tous les jeux sont dotés de prix susceptibles de contenter les plus difficiles.
A partir de 18 heures, grand bal dans la grande salle du Lion d’Or (Tigre-Bock).
Donc, rendez-vous dimanche prochain à Woippy, à la fête du club « L’Espérance ». (LM)
Jeudi 2 juillet 1931
Conseil municipal du 24 juin.
Le conseil, vu l’état d’indication des travaux à exécuter comme prestations en nature pour 931, approuve la conversion en tâches des prestations mentionnées, sous réserve de la vérification des éléments d’imposition. Le conseil donne avis favorable à la vente d’un terrain, appartenant au Couvent de la Visitation à Metz, et situé sur le territoire de la commune de Woippy, ce terrain devant servir au renforcement de la conduite d’eau de la ville de Metz. Le conseil décide que le crédit voté pour fêtes publiques sera utilisé comme suit à l’occasion de la fête du 14 juillet :
a) 250 fr. pour achat de sucreries aux enfants des écoles ;
b) 200 fr. pour le paiement de la musique du bal officiel ;
c) 150 fr. pour la participation des Sociétés à la retraite aux flambeaux ;
d) 120 fr. pour l’organisation des courses et jeux ;
e) 130 fr. pour illuminations.
M. Sechehaye, rapporteur de la Commission des fêtes, percevra la somme de 830 fr. et se chargera de la répartir ainsi qu’il a été décidé. (LL)
Vendredi 3 juillet 1931
Démission du Maire.
La population de Woippy, a appris avec regret, que M. Alfred Mangenot, officier du Mérite agricole, s’était démis de ses fonctions de maire de la commune. M. Mangenot a occupé la charge de maire pendant quinze années, à la grande satisfaction de ses administrés. Avec beaucoup de doigté, il avait encore mené à bien, dans les derniers mois, les importantes négociations touchant au rattachement de la conduite d’eau actuelle à celle de la ville de Metz. On regrette son départ au moment précis où il va y avoir bien des affaires sérieuses à régler.
M. Joseph Fabert, chevalier de la Légion d’honneur, premier adjoint, est chargé de remplir les fonctions de maire pendant l’intérim.
Des élections municipales complémentaires auront lieu le dimanche 19 juillet, pour remplacer M. Mangenot, démissionnaire, et M. Bellinger, qui a quitté la commune. Quand le conseil sera au complet, il procédera à l’élection du nouveau maire. (LL)
Fête d’été.
L’annuelle fête d’été, organisée par la section de musique de l’Union de Woippy, avec le concours de sociétés régionales, aura lieu dimanche prochain 5 juillet.
En voici le programme : 9 h. 30 : Rassemblement de la section et départ pour la messe ; à l’issue de l’office, dépôt d’une gerbe devant le monument aux morts de la grande guerre. 14 h. : Réception des sociétés et défilé. 15 h. 15 : Morceau d’ensemble. 15 h. 30 : Dislocation, vin d’honneur et concert par les sociétés dans les différents cafés. Jeu de quilles au café du Commerce ; premier prix, un mouton. Ventes de fleurs et attractions diverses.
Tous les amis de l’U. d. W. sont cordialement invités à cette fête. (LL)
Communiqué.
La Société prendra part aux concours sportifs et musical de Sarrebourg les 11 et 12 juillet. Départ le samedi après-midi. Retour le dimanche soir. Les membres honoraires qui désirent effectuer cette sortie sont priés d’en aviser d’urgence le président ou le secrétaire.
D’autre part, les jeunes gens désirant pratiquer le basket-ball sont invités à se faire connaître au secrétaire. (LL)
Mardi 7 juillet 1931
Générosité.
M. Joseph Fabert, sympathiquement connu de toute notre population, a qui le gouvernement a décerné si justement, il y a quelques mois, la Légion d’honneur, a adressé au trésorier de la section des anciens combattants une somme de 100 fr., destinée à être versée à leur caisse de secours mutuel.
Tous les anciens combattants de Woippy remercient bien sincèrement le généreux donateur. (LL)
Jeudi 23 juillet 1931
Soirée théâtrale.
Nous apprenons que la section théâtrale des Jeunes Ouvriers, bien connue à Metz, et aux environs, donnera une soirée récréative à Woippy, salle du « Tigre-Bock », le dimanche 26 juillet, à 20 h. 30. Au programme figurent deux belles comédies : un comique militaire burlesque, des chansons, monologues et clowneries, qui dérideront les plus moroses. La séance sera terminée pour 23 heures. Donc, tous dimanche à Woippy.
On peut se procurer des billets au Café « Tigre-Bock » à Woippy. (LL)
Vendredi 24 juillet 1931
Soirée récréative.
La section théâtrale des Jeunes Ouvriers rappelle que c’est ce soir, à 20 h. 30, salle du Tigre-Bock, à Woippy, qu’elle donnera sa soirée récréative, au programme de laquelle figurent deux jolies comédies, un comique militaire burlesque, des chansons, monologues et clowneries qui dérideront le plus moroses.
La séance sera terminée à 23 heures. Location de billets : Salle du Tigre-Bock, à Woippy. (LL)
Dimanche 26 juillet 1931
Rectification.
Nous informons nos lecteurs que c’est par erreur que nous avons annoncé dans notre journal du vendredi 24 courant, que la représentation donnée par la section théâtrale des Jeunes Ouvriers, devait avoir lieu le même jour, à 20 h. 30.
Nous rappelons que c’est bien aujourd’hui, dimanche 26 juillet, à 20 h. 30, salle du « Tigre-Bock », à Woippy, que cette séance aura lieu.
Les billets seront délivrés dès 19 h. 30 à l’entrée de la salle. On peut également s’en procurer au Café « Tigre-Bock ». (LL)
Jeudi 30 juillet 1931
Blessé par une remorque.
L’ouvrier Henri Krone, 37 ans, marié, père de deux enfants, habitant à Koecking, près de Cattenom, était occupé sur la route de Thionville, près de St-Remy, lorsqu’il fut happé, renversé et blessé par la remorque d’un camion qui se baladait d’un côté à l’autre de la route.
Probablement que le conducteur du camion n’a rien vu, car il n’a pas arrêté son véhicule.
Le blessé a été transporté par les soins de l’ambulance des pompiers à l’hôpital Bon-Secours, où on a constaté la fracture du bras gauche, à hauteur du coude.
La gendarmerie de Metz a ouvert une enquête pour identifier le camion et la remorque cause de cet accident. (LL)
Vendredi 31 juillet 1931
Les élections municipales complémentaires de Woippy.
Il n’y aura vraisemblablement plus d’élections municipales à Woippy d’ici longtemps.
M. Weber, l’un des candidats proposés par les anciens conseillers ayant été élu définitivement avec 148 voix, ceux-ci ont décidé de retirer leurs démissions sur les instances de M. le Sous-préfet de Metz-campagne, parlant au nom de M. le Préfet, au cours d’une réunion qui eut lieu le mardi 28 juillet, à la mairie.
Le même jour, M. Stef, adversaire courtois et sympathique de MM. Kieffer et Weber, élu avec 173 voix, a été accueilli au Conseil municipal, où il collaborera certainement avec ardeur aux travaux de ses collègues.
L’élection d’un maire aura lieu le samedi 1er août, et les affaires en instance pourront enfin être étudiées et traitées normalement. (LL)
Samedi 1er août 1931
Anniversaire.
Nous apprenons que M. Walter, directeur d’école, fête aujourd’hui, le 30ème anniversaire de son entrée dans l’établissement. Envoyé en 1901 à Novéant, il occupa successivement le poste d’instituteur à Audun-le-Tiche et à Uckange, où il resta pendant 17 ans, puis à Puttelange-lès-Thionville. Dans cette dernière localité il occupa le poste de secrétaire de mairie. Pendant 11 ans, il s’intéressa aussi à la Caisse agricole d’épargne et de prêts. La fédération, dont il est aujourd’hui le directeur régional pour Metz-Thionville, apprécia en 1925, ses efforts et lui décerna le diplôme d’honneur. En 1929, M. Walter fut nommé au poste de directeur d’écoles de Woippy. Un ami. (LL)
Dimanche 2 août 1931
M. Sechehaye est élu maire de Woippy.
Hier soir, presque à 23 h. 30, le téléphone nous apprenait que M. Sechehaye, le dévoué et sympathique conseiller municipal de Woippy, était élu maire de la jolie localité, berceau des fraises.
Nos très sincères félicitations accompagnent M. Sechehaye dans on poste de dévouement où l’a porté la confiance de ses concitoyens. (LL)
Vendredi 14 août 1931
Annonce : « Ménage valet de chambre et cuisinière ou bonne cuisinière sont demandés par M. Sechehaye, à Woippy. Ecrire ou se présenter. » (LL)
Jeudi 20 août 1931
La fête patronale.
C’est dimanche 23, lundi 24 et mardi 25, qu’aura lieu la fête patronale de Woippy. Déjà un grand nombre de forains ont pris d’assaut les places et les rue de la localité (le record de la location des emplacements est largement battu), et le nombre des attractions, des boutiques de confiserie et des jeux promet d’être de beaucoup supérieur à celui des années précédentes, ce qui n’est pas pour déplaire à la nombreuse jeunesse de Woippy.
Est-il besoin de souligner l’afflux de visiteurs qu’enregistre chaque année la fête patronale de Woippy ?
Sa popularité est depuis longtemps établie ; on peut s’y divertir agréablement. Notons qu’un orchestre symphonique a été engagé par le Café du Commerce et qu’il donnera un concert permanent, matinée et soirée.
Comme chaque année, les jeunes gens de Woippy sont heureux et se font un honneur d’inviter leurs amis et connaissance, les personnes de Metz et des environs, à venir se divertir à leur fête patronale. (LL)
Samedi 22 août 1931
Fête patronale.
A l’occasion de la fête patronale qui aura lieu dimanche 23, lundi 24 et mardi 25 août, les jeunes gens de Woippy invitent leurs amis et connaissances de Metz et des environs à venir se divertir avec eux.
Il y aura des divertissements de tous genres. Grand concours de quilles au Café du « Lion d’Or » (Tigre-Bock) et au Café Bader. Chaque jeu sera doté d’un superbe mouton comme premier prix. On trouvera des consommations de choix chez les débitants.
Donc, tous rendez-vous dimanche prochain dans la cité des fraises. (LL)
Samedi 12 septembre 1931
U. N. C.
La section voisine de Lorry se fait remettre son drapeau dimanche prochain. Tous les camarades sont priés de prendre part à cette manifestation patriotique.
Le rassemblement aura lieu à 13 h. 15 devant l’ancienne mairie. Le secrétaire : G. Galleron. (LL)
Dimanche 13 septembre 1931
Adjudication du curage du ruisseau.
MM. les entrepreneurs qui désireraient soumissionner pour les travaux sont invités à venir prendre connaissance à la mairie d’un additif au cahier des charges concernant le curage sous les ponts. Le Maire. (LL)
Samedi 19 septembre 1931
Bal du « Petit Poucet ».
Nous apprenons avec plaisir que c'est dimanche 27 septembre, que la section du « Petit Poucet » donnera sa soirée depuis si longtemps attendue.
Un programme détaillé, qui fera la surprise et la joie de tous, paraîtra ultérieurement. Nous assurons d'ores et déjà nos amis que cette soirée aura un éclat et un succès grandioses. En effet, on annonce qu'à l'orchestre figurent les deux fameux accordéonistes du Music-Hall de Roubaix, ainsi que le maître saxophone Durand, de Briey.
Donc, préparons-nous tous à venir danser à Woippy le 27 septembre. Les programmes de cette soirée seront en vente à 1a caisse au prix de 25 centimes. A bientôt. (LL)
Bal du Petit Poucet. Nous apprenons avec plaisir que c'est le dimanche 27 septembre que la section du Petit Poucet donnera son bal, depuis si longtemps attendu.
Un programme détaillé, qui fera la surprise et la joie de tous, paraîtra ultérieurement. Nous assurons d'ores et déjà nos amis que ce bal aura un éclat et un succès grandioses. En effet, on annonce qu'à l'orchestre figurent les deux fameux accordéonistes du musichall de Roubaix, ainsi que le maître saxophone Durand, de Briey.
Donc, préparons-nous tous à venir danser à Woippy le 27 septembre. Les programmes de cette soirée seront en vente à 1a caisse. A bientôt. (LM)
Samedi 26 septembre 1931
Bal du « Petit-Poucet ».
Ainsi que nous l’avons annoncé récemment, le bal tant attendu aura lieu demain, dimanche, dans la salle du Café Flérès, rue de la gare. L’ouverture aura lieu à 17 heures précises. La salle a été parée, guirlandée et cirée avec goût, ce qui fera et la joie et l’étonnement de tous nos amis.
Sur le programme figurent d'ailleurs les danses et ballets suivants :
Polka, valse, boston, tango, mazurka, fox-bluett, fox-trott ; ballet du tapis, ballet de la glace, ballet japonais ; la polonaise et 1a fameuse danse funèbre qui va faire fureur.
Nos accordéonistes sont prêts à venir se faire entendre avec leur jazz et l'orchestre au complet.
Que nos amis ne manquent donc pas cette soirée qui promet d'être la mieux réussie de l'année.
C'est entendu : salle Fières, Café de la Gare, à 17 heures. Le père Flérès a sorti ses meilleurs vins...
Un qui y sera. (LM)
Samedi 3 octobre 1931
Souvenir Français. Le comité de la section locale du Souvenir Français a l'honneur d'inviter ses adhérents, ainsi que ceux des sections voisines et tous ceux qui le pourront, à vouloir bien assister à la cérémonie commémorative annuelle pour les enfants de la localité et les militaires tombés, tant au cours de la dernière guerre que dans les combats et engagements livrés en 1870 à Ladonchamps et sur le territoire de 1a commune.
La cérémonie aura lieu le dimanche 4 octobre à 14 h. 30 en l'église de Woippy. (LM)
Jeudi 8 octobre 1931
CHRONIQUE NANCEIENNE.
« Ceux de Woippy »
On est venu me prendre en auto dimanche dernier pour me conduite à Woippy, où j’ai été véritablement charmé par une généreuse et très aimable hospitalité, par un site reposant et admirable et par de bien agréables souvenirs.
J’ai retrouvé là, outre une splendide église moderne, du temps de Mgr Dupont des Loges, entretenue de décorée avec goût parfait, de très curieux souvenirs de Bossuet, chanoine de Metz, qui venait là en villégiature, de vieilles maisons des temps passés et surtout un vieux château du XIIIème siècle avec tourelles d’angle, qui est un très précieux vestige du haut moyen âge, avec ses douves, ses fossés entourés d’eau, et des piliers massifs. Cette demeure antique est tout simplement un souvenir historique de la plus haute valeur et l’heureux propriétaire, M. Paul Sechehaye, maire de Woippy, doit la conserver très précieusement, comme une richesse incomparable d’architecture du pays lorrain. Il y aura lieu d’en reparler quelque jour. E.B. (LL)
Vendredi 9 octobre 1931
Le Club des joueurs de quilles l'Espérance se fait un plaisir d'inviter ses amis et connaissances à la fête de fin de saison qu'il organise dimanche prochain 11 octobre. A cette occasion, un grand concours de quilles doté de prix de valeur aura lieu au café Freling (Tigre-Bock). A partir de 17 heures, grand bal. (L’Est républicain)
Lundi 12 octobre 1931
Disparition.
Un jeune homme de Woippy, M. Pierre Schmidt, qui ne jouit pas de toutes ses facultés mentales, a disparu depuis quelque temps du domicile de ses parents.
Mme Schmidt, Maison Neuve, à Woippy, recevra tous les renseignements susceptibles de lui parvenir au sujet du disparu. (L’Est républicain)
Vendredi 16 octobre 1931
Bal des conscrits.
Dimanche prochain 18 courant, les jeunes conscrits partants organisent un grand bal au café du Commerce.
L'orchestre, un des plus réputés de la région, se montrera, comme toujours, à la hauteur des circonstances.
La jeunesse environnante est cordialement invitée.
Ouverture à 18 heures. (L’Est républicain)
Mardi 20 octobre 1931
Vol d'une bicyclette d'une valeur de 160 fr., commis au préjudice de M. Roger Régnier, demeurant, 32, rue de Briey, Woippy. (L’Est républicain)
Les élections cantonales de dimanche.
METZ-CAMPAGNE
MM. Bertrand, Simon |
Amanvillers
Amnéville
Augny
Ban-St-Martin
Borny
Bronvaux
Chieulles
Fèves
Hagondange
Hauconcourt
La Maxe
Longeville-lès-Metz
Maizières-lès-Metz
Lorry-lès-Metz
Malancourt
Marange-Silvange
Mey
Montigny
Montois-la-Montagne
Moulins
Norroy
Pierrevillers
Plappeville
Plesnois
Rombas
Roncourt
Saint-Julien
Ste-Marie-aux-Chênes
Saint-Privat
Saulny
Scy-Chazelles
Semécourt
Talange
Vallières
Vantoux
Vany
Woippy |
68
217
83
141
141
22
15
33
362
75
82
145
113
278
48
152
10
877
81
91
101
86
68
45
403
33
71
75
86
73
77
48
97
49
30
23
220 |
20
680
15
25
17
19
2
10
432
42
6
80
21
228
21
8
7
490
41
25
10
60
7
4
633
17
185
130
64
4
24
7
157
55
25
7
4 |
Totaux |
4625 |
3588 |
Lundi 26 octobre 1931
ARRONDISSEMENT DE METZ - L'UNION DES MAIRES DE METZ-CAMPAGNE
Le 3 octobre, les maires de l'Union de Metz-Campagne étaient invités à assister, à 10 h. 30, à l'assemblée trimestrielle qui, normalement, devait être tenue le dernier samedi du trimestre écoulé.
M. Peupion rappelle qu'au cours du trimestre écoulé, l'Union a été particulièrement éprouvés par le décès de trois de ses membres : M. Vax, maire de Vigy, membre du bureau de l'Union ; M. Collignon, maire de Vallières ; M. Badé, maire de Secourt.
Et M. Peupion demande aux maires présents de se lever et de consacrer quelques instants au souvenir de ces collègues disparus et regrettés.
D'autres événements sont survenus, qui réjouirent l'Union, notamment l'attribution du Mérite agricole à MM. Cabayot, maire de Saint-Jure, promu officier ; Rozaire, maire de Malroy, et Subtil, maire de Malancourt, promus chevaliers, et la promotion récente, dans l'ordre de la Légion d'honneur, du sympathique maire d'Ars, M. Lasolgne. Le président ajoute encore qu'à l'occasion de l'assemblée de décembre, les nouveaux promus seront fêtés ainsi qu'il est de tradition à l'Union, et il termine ces communications en se faisant l'interprète de l'Union pour exprimer à M. Mangenot les regrets qu'a causé sa décision de donner sa démission de maire de Woippy, et pour souhaiter la bienvenue à MM. Sechehaye et d'Argentré, nouveaux maires de Woippy et de Hayes. (…) (L’Est républicain)
Lundi 26 octobre 1931
Un autobus s’écrase contre un arbre près de Saint-Remy-Woippy.
Sur 16 voyageurs, huit sont blessés.
Un terrible accident s’est produit, hier après-midi, vers 2 h. 30, sur la route de Woippy, en face du petit écart de Bellevue, qui appartient à la commune de Norroy-le-Veneur. L’autobus appartenant à M. Lucien Kromfeld, entrepreneur d’autobus, à Auboué, Hôtel Central, est allé s’écraser, à une vitesse considérable, contre un arbre bordant la route. Trois arbres avaient été éraflés par la lourde voiture ; le quatrième arbre, plus résistant, soutint le choc et l’autobus se brisa dans sa rencontre.
La voiture, un autobus Citroën, était conduite par le chauffeur Alphonse Wendling, qui venait d’obtenir son permis de conduire ; près de lui était assis le conducteur habituel Dillenseger, qui essaya bien un redressement de l’autobus, mais n’y parvint pas.
Le choc fut terrible. Seize voyageurs occupaient le lourde machine, et c’est presque miracle qu’il n’y ait pas eu d’accidents mortels. Le toit de la voiture fut arraché et projeté de l’autre côté de l’arbre, contre lequel se brisa le moteur et tout le devant de la voiture.
Des cris de peur et de douleur s’échappèrent de l’autobus. Les huit voyageurs restés indemnes aidèrent à sortir les huit blessés. M. Bettinger, propriétaire à Bellevue, qui était prêt à partir pour Metz, avec sa voiture attelée, emmena deux blessés. Puis les pompiers furent avertis et leur voiture ambulance emporta à Notre-Dame de Bon-Secours les six autres blessés, dont deux furent pansés immédiatement et purent regagner leur domicile.
La plus gravement atteinte fut Mlle Augustine Leroux, 23, rue de la Filature à Briey, qui dut subir l’amputation des doigts d’un pied ; son soulier, arraché, était resté coincé dans le véhicule. Citons encore parmi les blessés, M. Guillaume Ferandini, 79, Grand’Rue à Rosselange.
M. L’abbé Hocquard, professeur à Saint-Clément, de Metz, qui était également dans l’autobus, reçut de fortes contusions à la tête, mais après les premiers soins, put rentrer à son domicile.
A tous les blessés, nous souhaitons un prompt rétablissement.
Une enquête fut immédiatement ouverte par la gendarmerie, en vue d’établire les responsabilités de cet accident, dont les conséquences auraient pu être bien plus considérables. (LL)
Mardi 27 octobre 1931
- Après l’accident d’autobus près de Saint-Remy.
Nos lecteurs ont trouvé, hier, la relation du grave accident qui s’est produit au cours de l’après-midi de dimanche. Aucun des voyageurs accidentés n’est en danger, et la plupart ont pu regagner leur domicile. La gendarmerie a interrogé les différents témoins et poursuit son enquête. M. le juge d’instruction Lévy, chargé d’ouvrir une information, a demandé à un expert de lui fournir un rapport sur les causes et circonstances de ce pénible accident. Le chauffeur Wendling a été laissé en liberté, mais il sera poursuivi pour blessures par imprudence. (LL)
- Syndicat indépendant des cheminots A.-L.
Le mercredi 28 octobre, le Syndicat indépendant des cheminots A.-L. fera une réunion de ses membres isolés, ses amis et sympathisants, au Restaurant Bader, à 20 heures. Il y sera donné un compte-rendu sur la situation actuelle des revendications des cheminots et de leur activité syndicale, exigeant la collaboration de tous sans distinction de grade ou de fonctions. (LL)
Samedi 31 octobre 1931
Après l’accident d’autobus de Bellevue.
A la suite du terrible accident survenu dimanche à l’autobus de M. Kromfeld, et auquel la Société des Transports départementaux est par conséquent complètement étrangère, de nombreuses questions m’ont été posées par les usagers des transports sur route, justement émus.
Je crois nécessaire d’y répondre publiquement.
Les premiers résultats de l’enquête entreprise immédiatement par l’active et dévouée brigade de gendarmerie de Maizières-lès-Metz, semblent prouver que ce tragique événement a été causé par la vitesse excessive du véhicule.
La légèreté de la voiture au cause n’est sans doute pas étrangère non plus aux conséquences très graves d’un défaut de conduite.
Il n’est peut-être pas inutile de rappeler à ce propos que nous possédons en Moselle une organisation dont les mérites sont parfois trop ignorés.
La Société des Transports départementale de la Moselle, créée en 1927, par notre Comité, et avec des fonds recueillis sur place, surtout à Metz, a été la première à établir un trafic véritablement important et intense dans notre département.
Au cours de nos tournées et de nos conversations, nous avons quelquefois entendu dire que ses voitures étaient lourdes, pas assez rapides…, etc…,
Mais ne faut-il pas reconnaître pourtant qu’à ces défauts correspondent de sérieuses qualités ?
Chaque jour, il y a plusieurs milliers de voitures appartenant à la Société générale des Transports départementaux qui roulent en province, à Paris, en Afrique du Nord. Si cette Société, après une longue expérience, a fixé son choix sur des voitures larges, pesantes, robustes, sacrifiant même la belle prestance à la solidité, c’est qu’elle aborda le problème du transport sur route par son côté le plus important : Avant toute chose, pouvoir assurer le maximum de sécurité à ses voyageurs. C’est aussi pourquoi ses voitures ne sont pas faites pour réaliser de grandes vitesses, toujours dangereuses sur des routes chaque jour meilleures – incitant donc aux excès – mais par contre plus encombrées.
Enfin, je crois savoir que M. le Préfet et plusieurs Conseillers généraux se sont émus de ce qu’un certain nombre d’entrepreneurs de transports n’étaient pas suffisamment assurés. La Société des Transports départementaux de la Moselle échappe à ce reproche puisqu’elle est couverte pour 3 500 000 fr. par sinistre et par voiture et qu’elle garantit ainsi aux victimes et à leurs familles les équitables indemnités auxquelles elle pourraient prétendre.
Nous n’avons, heureusement, jamais eu à déplorer semblable événement depuis 4 ans, au cours des millions de kilomètres déjà parcourus sur nos routes par les voitures de la Société des Transports départementaux de la Moselle. Il convient ici de féliciter leurs conducteurs prudents et conscients de leur responsabilité.
Faut-il ajouter encore que le Conseil général en surveille et régit l’exploitation avec les Services de la Préfecture et ceux des Ponts et Chaussées ; que les services des Mines s’assurent constamment du bon état du matériel ?
Quant aux prix demandés, que certain désireraient plus bas, ils ont été établis au plus juste, en raison même des frais d’exploitation, et approuvés par l’Administration préfectorale. Toutes les garanties données entraînent fatalement de lourdes charges.
Ne vaut-il pas mieux débourser un peu plus d’argent en échange de la sécurité et des garanties précitées, que de tenter une économie aux conséquences peut-être terribles ?
Nous signalons tout à l’heure quelques défauts de cette organisation… Il peut en exister d’autres, mais aucun n’est sans remède. Nous savons qu’un gros effort est fait par la Société des Transports départementaux de la Moselle pour améliorer sans cesse le confort de ses voitures et l’exploitation de son réseau. La Direction locale sera toujours heureuse de recevoir toute les réclamations et suggestions qui pourront lui faire connaître mieux les désirs de chacun et guider soin action de perfectionnement constant.
Le Président du Comité d’organisation d’un réseau d’autobus dans la Moselle. (LL)
Samedi 31 octobre 1931
Woippy. Toujours la vitesse.
Innombrables sont les accidents de la route dus tout simplement à la folie qui s’empare de certains motocyclistes, quand ils roulent sur une route lisse. L’aventure qui advint mercredi dernier, vers 18 heures, à l’un d’eux, sujet sarrois, sur la route de Metz, vis-à-vis de la gare de Woippy, le guérira certainement. Revenant de Metz à allure de bolide, ce motocycliste voulut doubler en vitesse une limousine de luxe venant du même sens, quand la machine dérapa et fit une embardée. Perdant le contrôle, le motocycliste fut traîné sur un parcours d’une vingtaine de mètres par sa machine, une superbe « Dollar », dont le moteur tournait toujours. Contre toute attente, le blessé se relevait indemne à part une forte hémorragie nasale, mais il n’en fut pas de même de la machine, qui devra subir une révision minutieuse, sans compter que le complet du voyageur porte de multiples traces de cet accident. (LL)
Samedi 31 octobre 1931
Woippy. La folie de la vitesse.
Innombrables sont les accidents de la route qui se sont produits parce que la folie de faire des prouesses hantent plus ou moins les détenteurs de ces machines infernales dénommées « motos ». La route de Metz, vis-à-vis de la gare de Woippy, lisse comme un miroir, tente à faire de la vitesse. Cependant avec la circulation intense sur cette partie de la route nationale, cela ne va pas sans risques. C’est en effet ce qu’appris à ses dépens et à ceux de sa machine un motocycliste sarrois qui, en voulant doubler une limousine, dérapa, et fit une belle embardée. Le conducteur, en tombant, fut traîné sur près de 20 mètres, sans s'attirer toutefois autres blessures qu'un nez saignant abondamment. Les dégâts matériels sont plus importants, puisque la moto a besoin d'une bonne remise au point, sans compter que le costume du voyageur peut être remplacé. (LM)
Dimanche 8 novembre 1931
Arrestation mouvementée d’un cambrioleur à Woippy.
Hier matin, M. Bassompierre, maréchal, s’aperçut que son clapier avait reçu nuitamment la visite d’un cambrioleur. Il en avertit en hâte la gendarmerie de Metz, qui se rendit sur place et constata que cinq lapins avaient été volés. D’utiles indications, telles que pochette trouvée près du clapier, des traces de pas de chaussures sans talons, etc… furent relevées. Les soupçons se portèrent sur un jeune voleur qui avait été condamné en 1928 pour vol d’une somme de 400 fr., chez M. Mangenot, alors maire de Woippy. L’on avait revu ce jeune vaurien ces jours derniers dans le village, quoi qu’il soit expulsé du pays. Mme Schweitzer l’avait hébergé et nourri le jeudi soir, après quoi ce vagabond déclara retourner à Metz chez son frère. Des recherches furent donc faites en ville.
Mais voilà qu’hier soir la gendarmerie de Metz fut avertie par M. Sechehaye, maire de Woippy, qu’un cambrioleur venait d’être surpris dans la maison de Mme veuve Maillot, que cette habitation était cernée et surveillée par quelques solides gars du pays et que les gendarmes devaient venir prendre livraison du malfaiteur. Des autos furent requises et une expédition s’en alla à toute vitesse vers Woippy.
Mme Maillot était partie à Metz depuis le matin et ne devait rentrer que tard dans la soirée. M. Léger, le voisin, savait cela et fut fort étonné de voir de la lumière dans cette maison à 17 h. ; il alla s’enquérir si la locataire était rentrée. N’obtenant pas de réponse, il fit le tour de la maison et remarqua qu’un inconnu était occupé à fouiller les tiroirs.
L’alarme fut donnée dans le village et les voisins armés de pioches, bêches, carabines, entourèrent la maison en attendant l’arrivée des gendarmes. Juste au moment où ceux-ci arrivaient, le cambrioleur, entendant du bruit, sauta par une fenêtre et tenta de s’évader, mais quelque coups de carabine effrayèrent le malandrin qui se constitua prisonnier.
C’était Adolph Weissenfeld, âgé de 19 ans, l’ancien voleur de Woippy, qui avait essayé de cambrioler dans cette maison que l’on surnomme « l’Ancien Moulin ». Les gendarmes l’amenèrent alors devant le clapier de M. Bassompierre, où après quelques réticences, Weissenfeld dut avouer avoir également volé les lapins. Il déclara les avoir pris à cinq heures du matin et le savoir vendus à 9 heures au marché de Metz pour la modique somme de 30 fr. Puis ayant appris que Mme Maillot s’absentait, il serait revenu à Woippy pour y trouver de l’argent.
Les gendarmes le « cuisinèrent » à fond et l’on apprit que W. avait été, après son expulsion, arrêté en Sarre pour abus de confiance. Sortant de prison il aurait été expulsé à son tour de là-bas et serait revenu à Woippy, ainsi que nous l’avons dit plus haut.
Inutile de dire que tous les habitants de cette paisible commune, qu’administre avec tant d’autorité M. Sechehaye, sont heureux de l’arrestation de Weissenfeld. (LL)
Lundi 9 novembre 1931
La cambriole à 1a mode.
M. Bassompierre s'aperçut samedi matin que son clapier avait reçu la visite d'un cambrioleur ; cinq lapins manquaient à l'appel.
La gendarmerie, prévenue, accourut et releva des traces de chaussures sans talon. Les soupçons se portèrent sur un jeune voleur condamné en 1928 et revenu dans le village malgré son expulsion ; il fut recherché.
Samedi soir, le maire avertit de nouveau la gendarmerie de Metz qu'un cambrioleur opérait chez Mme veuve Maillot. Celle-ci étant à Metz ; un de ses voisins, M. Léger, le sachant, fut donc tout étonné de voir de la lumière dans le logis ; i1 regarda et vit un individu fouiller les tiroirs. Il donna l'alerte et des voisins, armés de pioches, bêches et carabines, cernèrent la maison.
Le voleur, entendant du bruit voulut se sauver, mais effrayé par quelques coups de fusil, il se constitua prisonnier. Les gendarmes le cueillirent. C'est un jeune homme de 19 ans, celui qu'on soupçonnait comme voleur de lapins : Adolph Weissenfels.
Il reconnut, en effet, le vol précité, déclarant les avoir vendus au marché de Metz, à 9 heures du matin, pour 30 fr. Il voulait trouver de l'argent chez Mme Maillot.
Il avait été condamné en Sarre pour vol et expulsé ; c'était pour cela qu'il était revenu à Woippy. Les habitants sont heureux de sa capture. (L’Est républicain)
Lundi 16 novembre 1931
La fête de l'Espérance.
L'animation était grande l'autre jour, au café Bader, siège du club l’« Espérance » où avait lieu le banquet traditionnel, le sixième depuis la création de la société.
Parmi les invités, l'on remarquait M. Sechehaye, maire de Woippy ; M. Fabert, chevalier de la Légion d'honneur, adjoint au maire ; M. Mangenot, chevalier du Mérite agricole. Ces personnalités entouraient M. Ch. Lahaire, le sympathique président du club.
Chacun des convives apprécia comme il convient les plats succulents préparés par un cordon bleu émérite et firent honneur aux vins.
Au dessert, M. le président prit le premier la parole pour remercier les invités d'avoir bien voulu répondre à l'appel du comité, ainsi que les camarades de l'Association. Il regretta vivement l'absence du vice-président, M. E. Dusselle, empêché pour cause de maladie, et forma des vœux pour son prompt rétablissement.
Au champagne, le dévoué secrétaire M. Léon Henry, dans un discours empreint du plus pur patriotisme et de gaîté, remercia vivement M. le maire, M. l'adjoint et M. Mangenot.
Après un court historique du club, il incita tous les membres à conserver leur bonne entente et pria l'assemblée de lever son verre au club, à Woippy et à la France.
Le discours fut chaleureusement applaudi et suivi de la « Marseillaise », chantée par le camarade F. Junglung.
M. Fabert félicita les membres du club pour l'organisation de cette soirée et les invita à persévérer.
Le dernier, M. le maire prit la parole en exprimant la joie qu'il éprouvait à présider le banquet du club de 1931 ; il promit son appui pour les années à venir.
La fête se termina tard dans la soirée au milieu de l'allégresse générale et on se sépara à regret en se promettant de faire mieux encore la prochaine fois. (L’Est républicain)
Mercredi 25 novembre 1931
Nécrologie.
M. l’abbé Charles Lapied, qui fut successivement curé d’Arraincourt, Lessy et La Maxe, vient de mourir à Sainte-Blandine, après une longue et douloureuse maladie. Il avait 68 ans. (L’Est républicain)
Jeudi 26 novembre 1931
Les obsèques de M. l’abbé Lapied.
Au Pays Messin s’est une fois de plus manifestée hier l’affection que la population porte aux prêtres issus de sa race et de son sang. Woippy, en particulier, recevant dans sa terre natale M. l’abbé Lapied, a voulu montrer sa fidélité à un de ses fils qui l’ont dignement honorée.
Toutes les familles étaient représentées dans le beau cortège qui, à l’orée du bourg, accueillit le corps du digne prêtre. En tête marchait la longue kyrielle des enfants des écoles avec leurs éducateurs, instituteurs et religieuses. Le drapeau des prisonniers politiques était accompagné d’une délégation de Metz, dans laquelle nous avons remarqué MM. Winsback, président, et Losson, secrétaire. Des anciennes paroisses du défunt, en particulier de La Maxe et de Lessy, étaient venus de nombreux habitants, avec leurs maires et leurs curés, pour honorer le prêtre modeste et dévoué qui leur avait donné le meilleur de se pieuse sollicitude.
Au nombre d’une cinquantaine environ, les prêtres s’étaient réunis de partout pour rendre hommage à la mémoire d’un de ceux qui, dans le silence, le recueillement et la souffrance, avaient si bien honoré le sacerdoce. Signalons la présence de MM. les chanoines Erman, qui a chanté l’office, L’Huillier et Lesprand, supérieur et directeur des études du Petit Séminaire, de plusieurs autres membres du chapitre, archiprêtres, religieux et curés, surtout des cantons de Saint-vincent et Verny.
La belle et vaste église de Woippy était remplie de la foule recueillie où les hommes étaient particulièrement nombreux, suivant le frère et les neveux du défunt qui conduisaient le deuil. Les familles Lapied, de Woippy, n’appartiennent-elles pas à une des souches les plus vigoureuses, travailleuses et chrétiennes de ce vieux bourg du Pays Messin ?
Après l’office, aux chants si bien exécutés, surtout par les voix d’enfants, M. l’abbé Lacroix, curé de Norroy-le-Veneur et ami du défunt, monta en chaire pour prononcer un bref et vibrant hommage à la mémoire du cher disparu. C’était un fils soumis de l’Eglise, dit l’orateur, qui avait une véritable affection pour le Souverain Pontife et une profonde obéissance pour son évêque ; un dévot serviteur de la Vierge, en particulier dans son sanctuaire de Lourdes où il aimait se rendre pour prier et faire pénitence ; un prêtre aimant profondément les âmes qu’il voulait conduire sur les traces du Christ. Mais c’était un modeste, qui fuyait le bruit, une sorte de curé d’Ars, travaillant dans le recueillement et le silence, se souciant uniquement de plaire à Dieu dont il ne recherchait que la gloire, se dévouant pour l’embellissement de ses églises et de ses cérémonies par le chant sacré qu’il cultivait avec âme. M. l’abbé Lacroix eut aussi un souvenir ému pour le patriote calme, raisonné et intransigeant que fut le prêtre défunt et que les Allemands arrêtèrent et enfermèrent cinq grands mois à Coblence, dans une cellule sans air, lui faisant subir, de même qu’en exil qui suivit, les pires humiliations. Un appel à la prière conclut ces émouvantes paroles de l’ami.
Aujourd’hui, le bon abbé Lapied repose avec ses ancêtres dans la terre lorraine et française de Woippy, qu’il a su si bien servir dans ses traditions catholiques et nationales, d’un service modeste, mais si fidèle et si tenace.
A toute sa famille, en particulier à son frère et à son neveu, M. le curé de Magny, le « Lorrain » renouvelle l’expression de ses très sincères condoléances. R.I.P. (LL)
Noces d’or.
Entourés d’une belle couronne d’enfants, de petits-enfants, d’arrière-petits-enfants et de parents, M. et Mme François Paulin ont célébré, le 24 novembre, leur noces d’or. M. Paulin étant président de la Fabrique et membre du conseil depuis 29 ans, la belle église avait revêtu sa parure des grands jours. Avant la messe, chantée par M. le Curé de la paroisse, M. le chanoine L’Huillier, supérieur du Petit-Séminaire et ancien curé de Woippy, a prononcé le discours de circonstance, qui a visiblement ému les jubilaires et l’assistance. Etaient présents : quelques prêtres, amis de la famille ; M. le Curé de Bouxières-sous-Froidmont, M. le chanoine Thirion, le R.P. Gœller et le R.P. Tabellion.
M. Boda, organiste depuis près de 50 ans, et la chorale ont rivalisé de zèle, pour rehausser, par des morceaux choisis, cette belle fête de famille, assez rare dans une paroisse.
Le « Lorrain » présente ses meilleurs vœux et félicitations aux jubilaires. (LL)
Vendredi 27 novembre 1931
- Woippy. Noces d'or.
Mme et M. Paulin, président du conseil de fabrique, viennent de fêter leurs noces d'or entourés de leurs enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants. Nos félicitations. (L’Est républicain)
- Les obsèques de M. l’abbé Lapied.
Avant-hier, M, l'abbé Lapied a été conduit à sa dernière demeure par une assistance considérable.
Toutes les familles étaient représentées dans le beau cortège qui, à l’orée du bourg, accueillit le corps du digne prêtre. En tête marchait la longue kyrielle des enfants des écoles avec leurs éducateurs, instituteurs et religieuses. Le drapeau des prisonniers politiques était accompagné d’une délégation de Metz, dans laquelle nous avons remarqué MM. Winsback, président, et Losson, secrétaire. Des anciennes paroisses du défunt, en particulier de La Maxe et de Lessy étaient venus de nombreux habitants, avec leurs maires et leurs curés, pour honorer le prêtre modeste et dévoué qui leur avait donné le meilleur de sa pieuse sollicitude.
Au nombre d'une cinquantaine environ, les prêtres s'étaient réunis de partout, pour rendre hommage à la mémoire d'un de ceux qui, dans le silence, le recueillement et la souffrance, avaient si bien honoré le sacerdoce. Signalons la présence de MM. les chanoines Erman, qui a chanté l’office ; L'Huillier et Lesprand, supérieur et directeur des études du Petit-Séminaire ; de plusieurs autres membres du chapitre, archiprêtres, religieux et curés, surtout des cantons de Saint-Vincent et Verny.
Après l’office, aux chants si bien exécutés, surtout par les voix d'enfants, M. l’abbé Lacroix, curé de Norroy-le-Veneur, et ami du défunt, monta en chaire pour prononcer un bref et vibrant hommage à la mémoire du cher disparu, qui repose aujourd'hui dans la terre lorraine qu’il a tant aimée et pour laquelle il a souffert dans les cellules d’Ehrenbreistein.
Le « Messin » renouvelle à la famille, l’expression de se sincères condoléances. (LM)
Vendredi 4 décembre 1931
Sainte-Barbe.
Le corps des sapeurs-pompiers de Woippy fêtera dimanche prochain la Sainte-Barbe, et afin de clôturer gaîment cette belle fête, organise, à partir de 18 heures, un grand bal dans la magnifique salle de M. Flérès. Amis et connaissances sont cordialement invités. (L’Est républicain)
Jeudi 10 décembre 1931
Théâtre de l'Union.
Très prochainement, au cours de la première de ses soirées récréatives annuelles, l’Union de Woippy fera interpréter par sa section théâtrale, qui compte d'excellents amateurs, le grand drame vénitien en quatre actes : « Léontio le Fratricide ». Cette pièce, d'une haute puissance dramatique, a obtenu un gros succès partout où elle fut représentée. Nous engageons vivement les fidèles auditeurs de l'Union de Woippy à venir assister à l'unique représentation qui sera donnée de « Léontio le Fraticide ». (L’Est républicain) (LL)
Jeudi 17 décembre 1931
Théâtre de l’Union.
La représentation, par la section théâtrale de l’Union de Woippy, de la pièce dramatique en 4 actes « Léontio le Fraticide », aura lieu dimanche prochain, 20 décembre, à 20 h., dans la salle du Lion d’Or. Ce drame pathétique, d’une haute moralité, a connu le succès partout où il fut donné. L’action est bien enchaînée, serrée et facile à suivre. Quant à la forme, rien de laisse à désirer : le style en est nerveux, bref, mordant, toujours très littéraire. Nous pouvons assurer que les meilleurs amateurs de l’Union de Woippy s’efforceront à leur tour d’en être les fidèles et parfaits interprètes. Cette pièce est certainement, en son genre, une des plus belles données jusqu’ici par le Théâtre de l’Union. Par suite des dépenses élevées, occasionnées par les nombreux décors et costumes, une seule représentation sera donnée de « Léontio le Fraticide ». Nous conseillons aux fidèles auditeurs des soirées théâtrales de l’Union de Woippy de ne pas manquer d’y assister.
Côté musical, l’harmonie, sous la direction de M. Didier, exécutera les derniers morceaux de son répertoire, et les chanteurs nous donneront d’agréables intermèdes.
Ouverture de la salle : 19 h. 30. Rideau : 20 heures.
Entrée gratuite pour les membres de la Société. La présente insertion tient lieu d’invitation. (LL)
Mercredi 23 décembre 1931
Fête patronale.
Les jeunes gens de Woippy invitent leurs amis et connaissances des environs à venir rehausser par leur présence, l’éclat de la fête de leur grand patron, saint Etienne, qui aura lieu samedi 26 décembre. Divertissements divers et grand bal dans la salle du café du Commerce (M. Natier).
Tous les amateurs de danse ne manqueront pas cette soirée, qui promet. Le concours d'un jazz, des plus réputés, est assuré.
Les amateurs de saine gaîté, n'oubliez pas le 26 décembre à Woippy. (L’Est républicain)
Vendredi 25 décembre 1931
U. N. C.
La section de l’Union de Woippy donnera son bal annuel au profit de sa caisse de secours, le jeudi 3l décembre, à 20 heures, dans la salle du Lion d’Or, à Woippy.
Ou se souvient encore du succès obtenu par le bal des anciens combattants de l'année dernière, et il n'a rien été laissé au hasard pour que celui de cette année soit moins bien que le précèdent, tout au contraire.
Outre un orchestre de quatre musiciens d'un jazz messin, il y aura des concours de ballons, de cotillons, de danses surprises dotés de nombreux lots de goût et de valeur.
La salle sera artistiquement décorée et des projecteurs de couleurs donneront une note originale à cette soirée de famille. (L’Est républicain)
Mercredi 30 décembre 1931
Bat des Anciens combattants.
C'est demain jeudi 31 décembre, à 20 heures, que la section de l'U. N. C. de Woippy donnera son bal annuel dans 1a salle du Lion d’Or à Woippy.
Chacun tiendra à assister à cette soirée qui constituera le clou de la saison des fêtes à Woippy. (L’Est républicain)
Jeudi 31 décembre 1931
Les droits dont l’Angleterre va frapper nos fraises à l’importation.
Le ministère anglais de l’Agriculture vient de rendre publique une première nomenclature, établie le 24 décembre, des produits horticoles d’importation qui seront frappés de droits spéciaux en vertu de la nouvelle loi douanière qui va entrer en vigueur dès le 5 janvier prochain.
En ce qui peut concerner plus directement la région mosellane, nous remarquons que les fraises importées en Angleterre en primeur du 1er avril au 31 mai, auront à supporter un droit de deux shillings et demi par livre anglaise, et que les fraises importées du 1er au 15 juin, terme extrême de la production des fraises, seront taxées à six pence seulement.
D’ici juin, le rapport des monnaies aura pu varier encore, en sorte qu’il est difficile de tabler utilement sur les chiffres de la présente nomenclature. Toutefois, nos lecteurs adonnés à la culture de la fraise - ils sont nombreux, et hier encore, l’un d’eux nous disait avec quelle impatience ils attendaient des précisions sur la menace des taxes anglaises - nous sauront gré de donner aujourd’hui quelque interprétation intelligible à tous. Nous faisons remarquer encore que celle-ci ne vaut guère que pour le temps où nous écrivons, la livre cotant 87 fr. 50.
Donc, les fraises exportées à destination de l’Angleterre auraient à supporter, du 1er avril au 31 mai, des droits s’élevant en chiffres ronds à dix francs par livre anglaise ; les fraises exportées du 1er juin au 15 juin, auraient à payer une taxe de deux francs par livre anglaise. Si l’on joint à ceci que la livre anglaise n’est que de 453 grammes, on voit que les taxes vont sérieusement compromettre nos exportations.
Le seul palliatif nous semble se présenter sous les apparences d’une très sérieuse organisation des producteurs de fraises, tendant à éliminer le plus justement possible les intermédiaires qui se sont interposés en nombre croissant entre la production et son débouché final. La saison d’hiver pourra être utilement mise à profit dans ce sens par les intéressés, mais il est grand temps : il faut que les deux francs dont seront grevés chaque 453 grammes de fraises soient amortis dans la mesure du possible par de judicieuses compressions. Le consommateur anglais ne paiera certes pas deux francs par livre de fraises en plus des hauts prix qui lui étaient déjà demandés ; quant au producteur français, ce n’est pas à lui non plus qu’il faut songer pour faire les frais de l’opération.
Les prix de plus en plus bas qui lui ont été payés interdisent d’avoir même l’ombre de la pensée de lui demander un nouveau sacrifice. D’ailleurs, les organisations qualifiées des producteurs mosellans pourront non seulement travailler à sauvegarder le débouché anglais, qui n’est pas, tant s’en faut, leur débouché principal, mais encore et surtout à se ménager des débouchés sur le marché français, qui, par contre-coup, se trouvera vraisemblablement encombré. (LL)